Showing posts with label Normandie. Show all posts
Showing posts with label Normandie. Show all posts

07/01/21

David Hockney @ Galerie Lelong & Co., Paris - Ma Normandie

David Hockney : Ma Normandie
Galerie Lelong & Co., Paris
Jusqu'au 27 février 2021

David Hockney

DAVID HOCKNEY
David & Ruby in the Normandy Studio, May 25th 2020 
© David Hockney 
Photo: Jean-Pierre Gonçalves de Lima

L'exposition "Ma Normandie" présente dans les trois espaces de la Galerie Lelong & Co. à Paris un ensemble d'une dizaine de nouvelles peintures ainsi qu'une série d'oeuvres sur papier que DAVID HOCKNEY a exécuté depuis son installation en Normandie en mars 2019. "Ma Normandie" est la 6ème exposition de David Hockney à la Galerie Lelong & Co. depuis 2001.

En octobre 2018, David Hockney séjourne quelques jours à Honfleur. De là, il se rend à Bayeux pour revoir la tapisserie de la Reine Mathilde. Il est alors fasciné par l’efficacité graphique et narrative de cette oeuvre du XIe siècle qui lui rappelle les anciens rouleaux chinois.

Faire sentir en peinture le passage du temps a toujours été l’une des préoccupations majeures du peintre anglais, fin lecteur de Marcel Proust. L’idée germe alors en lui de renouveler avec le paysage normand ce qu’il fit dans son Yorkshire natal dix ans plus tôt : peindre l’arrivée du printemps dans son déroulement, comme un récit.

Il cherche et trouve une maison dans la campagne normande, y fait aménager un atelier dans une grange attenante, et se met au travail dès le mois de mars 2019. La peinture de David Hockney est une sorte d’autobiographie en images : il peint ses proches et les lieux où il vit. Il commence donc par un long panorama qui représente ce qu’il voit autour de la maison, à 360°. Le souvenir de la tapisserie de Bayeux est patent. Puis viennent quelques vues de la maison, une architecture traditionnelle à colombages du XVIIe siècle. Il note que les Impressionnistes, à l’affût de la modernité, ont dédaigné ces maisons typiques de la région. David Hockney y voit par contre un écho des chaumières du paysage hollandais que représentèrent Rembrandt et le jeune Van Gogh, les deux grands maîtres qu'il aime à regarder en ce moment.

L’été venu, il commence une série de peintures à l’acrylique : une vue du village de Beuvron-en-Auge, les pommiers et poiriers du jardin, les arbres dans la brume du matin... Il capte cette lumière changeante, la vibration du ciel...

L'exposition est accompagnée d'un catalogue de 108 pages avec des textes de Jean Frémon, Donatien Grau et David Hockney.

GALERIE LELONG & CO.
13 rue de Téhéran & 38 avenue Matignon, 75008 Paris

02/05/19

Caen en Images @ Musée de Normandie, Caen - La ville vue par les artistes du XIXe siècle à la Reconstruction

Caen en Images
La ville vue par les artistes du XIXe siècle à la Reconstruction
Musée de Normandie, Caen
5 Avril 2019 - 5 Janvier 2020 

Caen en Images, Musée de Normandie
Affiche de l'exposition

Avec l'exposition Caen en Images, le Musée de Normandie invite à découvrir Caen et son histoire, à travers le regard des artistes. Plus de 200 œuvres - souvent inédites - sont réunies pour la première fois dans une exposition.

Vues cavalières, panoramas, portraits de monuments, œuvres pittoresques, scènes de la modernité, intimité de la rue et des lieux familiers, tout cela a été dessiné, aquarellé, peint, copié, lithographié et photographié. Un tel sujet justifie pleinement la durée de présentation : 9 mois ! Présentée jusqu’en janvier 2020, l’exposition ne cessera d’évoluer, grâce au changement d’œuvres fragiles tous les 3 mois. Visites et animations ponctueront également l’événement tout au long de la période.

Caen en images. La ville vue par les artistes du XIXe siècle à la Reconstruction est une invitation à déambuler, à découvrir ou redécouvrir la ville, faire fi des préjugés, laisser libre cours à la rencontre et à l’émerveillement.

Catalogue de l’exposition : 200 pages, Editions Snoek, 29 euros.

Commissariat général : Alice Gandin, conservatrice en chef, musée de Normandie, Caen. Assistée de Charlotte Lecène
Commissariat scientifique :
• Céline Ernaelsteen, ARDI-Photographies
• Eric Lefèvre, historien de l’art, expert auprès de la Compagnie d’expertise en antiquités et objets d’art
• Christophe Marcheteau de Quinçay, musée des Beaux-Arts de Caen

MUSEE DE NORMANDIE
Le Château, 14000 Caen
musee-de-normandie.fr

Gilgian Gelzer @ Musée des Beaux-Arts, Caen

Gilgian Gelzer
Musée des Beaux-Arts, Caen
Jusqu'au 1er septembre 2019

Gilgian Gelzer, qui a enseigné à l’école supérieure d’arts & médias Caen / Cherbourg de 1987 à 2009, revient à Caen pour exposer au musée des Beaux-Arts une sélection de dessins, photographies et estampes réalisés entre 2008 et 2018. 

Ni pures improvisations, ni constructions préméditées, les dessins de Gilgian Gelzer sont de l’ordre de l’expérience intuitive et du performatif. Générés par d’amples gestes, ils se déploient en entrelacs indescriptibles et en spectaculaires sinuosités sur toute l’étendue du papier. Après des dessins polychromes (2008) présentant un maillage serré et des alvéoles graphiques tendant à se coaguler les unes aux autres, Gilgian Gelzer a cherché l’épure, laissant la ligne dissoudre toute tentation de la forme et suivre un tracé fait d’accélérations ou de suspensions, de reprises, de torsions et autres inflexions. De grands bois gravés prolongent dans le domaine de l’impression ces oeuvres multidirectionnelles dans un savant jeu de recouvrements des surfaces colorées. Dans d’autres séries, les circonvolutions extravagantes laissent place à des faisceaux de traits plus orientés et denses, ou bien à des petits noeuds de lignes recroquevillées sur elles-mêmes qui apparaissent comme autant de concentrés d’énergie. Des photographies, à la fois oeuvres et notations sur la ville et le paysage, complètent cet exceptionnel ensemble sur papier.

Commissaire de l'exposition : Caroline Joubert, conservatrice en chef.

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CAEN
Le Château, 14000 Caen
www.mba.caen.fr

08/12/17

Philippe Fontaine, Musée de Beaux-Arts, Caen : Dessins et peintures 2016-2017

Philippe Fontaine
Dessins et peintures 2016-2017
Musée des Beaux-Arts de Caen

Jusqu'au 18 février 2018


© PHILIPPE FONTAINE

La collection contemporaine du musée se déploie autour de grands thèmes tels que l’espace et la lumière, sujets au coeur des créations de PHILIPPE FONTAINE exposées dans le cabinet d’art graphique du Musée des Beaux-Arts de Caen.

Élaborées à l’abri de l’agitation du monde, dans deux ateliers distincts – l’un est réservé à la peinture et au pastel, l’autre au dessin – les oeuvres de Philippe Fontaine s’imposent par leur subtilité et leur douce musicalité. Elles se regardent et elles se goûtent. Échappant à la sujétion descriptive, elles sont faites de matières impalpables et de lumières feutrées. Rien d’éclatant ou de trop vif qui abîmerait l’oeil, mais des couleurs délicates, toujours en demi-teinte, explorant cependant l’étendue de la gamme chromatique. Quelques traits, hérités d’une figuration oubliée, un halo comme seul motif, des couches de pigments qui, tel un palimpseste, opèrent par recouvrement pour effacer toute tentation bavarde.

Certaines oeuvres miment le geste de l’écriture, mais il s’agit d’une écriture sans mots ni lettres, juste un mouvement cursif qui inscrit sur le papier ou sur la toile des semblants de phrases. Les grands dessins étonnent par leur ampleur. Leurs griffures peuvent changer de direction, laisser place à quelques lointains souvenirs de la forme, s’espacer ou au contraire se densifier à la surface. Les trames réalisées avec des crayons tendent là encore à la monochromie, à l’ineffable. En quelque soixante pièces, sans compter les carnets et les oeuvres de petit format, Philippe Fontaine nous entraîne dans un univers de silence où seules comptent les vibrations et les transparences de la couleur-matière.

Commissariat : Caroline Joubert

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CAEN
Le Château - 14000 Caen
http://mba.caen.fr

18/07/16

John Batho @ Musée de Normandie, Caen

John Batho,
histoire de couleurs, 1962-2015

Musée de Normandie, Caen
Jusqu'au 26 septembre 2016

John Batho
JOHN BATHO
Nageuses, Trouville 1990
© John Batho

Cette exposition présente l’oeuvre d’un des plus grands photographes coloristes français, John Batho, né en Normandie en 1939. Ses oeuvres représentant les parasols de Deauville ou les nageuses de Trouville figurent, bien souvent, comme des icônes de la photographie couleurs telles qu’elles se développent et envahissent le marché de l’art à la fin des années 1970. Outre ses merveilleuses photographies représentant dans un ballet de couleurs, parasols et nageuses, l’exposition propose une série d’oeuvres inédites, réalisée entre 1962 et 1978 (Honfleur, Normandie intime). Ces images, encore marquées par la photographie humaniste, mettent en scène la Normandie dans une très grande sensibilité formelle et interrogent le regard porté par John Batho sur sa terre natale.

Si le sujet de son oeuvre est d’abord la couleur dans sa relation avec la lumière, la représentation des paysages normands – Giverny, les hauts-lieux de la Côte Fleurie et son arrière-pays – nous offre des images dont la sensibilité n’est pas sans rappeler la peinture impressionniste. Attaché à capter les variations lumineuses et les infinies transformations de la couleur selon les heures, les mois, John Batho convoque régulièrement la peinture dans sa photographie (Nuages-peinture, Giverny). A travers ses photographies du jardin de Giverny, il va jusqu’à se confronter à la figure tutélaire de l’impressionniste Claude Monet et pose la question de la picturalité de l’image photographique.

Commissariat : Céline Ernaelsteen et Alice Gandin

Musée de Normandie
www.musee-de-normandie.fr

Félix Buhot, Musée Thomas Henry, Cherbourg-Octeville

Félix Buhot (1847-1898), peintre d’atmosphères
Musée Thomas Henry, Cherbourg-Octeville

Jusqu'au 11 septembre 2016


Félix Buhot
Deux femmes sur la plage de Trouville, pastel, 1876
Musée Thomas Henry, Cherbourg-Octeville
Photo © Musée Thomas Henry / D. Sohier

Le Musée Thomas Henry de Cherbourg dresse le portrait d’un artiste normand encore largement méconnu du grand public : Félix Buhot (1847-1898).

Originaire de Valognes, petite ville au charme suranné située à 20 kilomètres de Cherbourg, Félix Buhot a partagé son existence entre Paris, les côtes normandes, l’Angleterre et la Bretagne.

Sa production artistique, concomitante à celle des impressionnistes, embrasse un éventail très large de techniques. L’artiste fait dialoguer, autour de mêmes thèmes, peintures à l’huile, gouaches, aquarelles et estampes. Félix Buhot est tout entier tendu dans une quête pour saisir et restituer l’atmosphère des lieux qui l’environnent, lui qui affirmait « voir des choses superbes que les autres ne sentent pas ».

La petite vie pittoresque de la campagne normande et de la Bretagne, la nostalgie des vieilles cités endormies dans le souvenir de leur splendeur passée, la folle cadence parisienne, les brouillards industrieux anglais, l’élégante société balnéaire et le climat impétueux des bords de mer constituent ses sujets de prédilection.

A travers ses oeuvres où l’observation le dispute à l’imagination, c’est le portrait d’une société qui se dessine en creux, prise entre tradition et modernité, goût de la réalité et tentation de l’imaginaire.

L’exposition est la plus importante monographie jamais consacrée à l’artiste. Elle réunit près de 200 oeuvres issues de collections françaises et étrangères publiques et privées.

Commissariat : Louise Le Gall

Musée Thomas Henry
Le Quasar
Esplanade de la laïcité
50100 Cherbourg-Octeville
www.quasar-cherbourg.fr

Gustave Caillebotte @ MAHB, Bayeux

Caillebotte,
portrait intime d’une famille normande

Musée d’Art et d’Histoire Baron Gérard (MAHB), Bayeux

Jusqu'au 18 septembre 2016


Gustave Caillebotte
Gustave Caillebotte
Portraits à la campagne, 1876
Collection du MAHB Bayeux
© MAHB Bayeux / Photo Mathieu Ferrier

Le peintre Gustave Caillebotte (Paris 1848 – Gennevilliers 1894) est principalement connu pour son inclination pour la région parisienne et l’estuaire de la Seine.

Cette exposition-dossier s’intéresse à un autre aspect du personnage, à savoir son attachement à un cadre familial qui le lie intimement à la Normandie. De Ger (Manche) à Domfront et Flers (Orne), en passant par Lisieux et Bayeux (Calvados), les Caillebotte forment une vraie dynastie qui a prospéré dans le négoce du tissu : un réalisme social indissociable de son statut de mécène du groupe impressionniste et des collections publiques françaises.

La représentation de ses proches est un thème cher à Gustave Caillebotte. Sa famille, son entourage domestique et amical sont des sujets récurrents qu’il saisit en extérieur ou en intérieur dans des portraits ou dans des scènes de vie quotidienne. Le tableau Portraits à la campagne, conservé au Musée d’Art et d’Histoire Baron Gérard, est l’une de ses oeuvres les plus personnelles. Elle constitue naturellement le fil conducteur de l’exposition.

Présenté lors de la troisième exposition impressionniste de 1877, Portraits à la campagne tient une place particulière dans l’oeuvre de l’artiste et dans l’histoire du mouvement impressionniste. Sa réalisation est aussi contemporaine d’un moment charnière dans le mode de représentation de l’individu : la supplantation du portrait peint par la photographie.

Ce portrait collectif et familial est un présent de Gustave Caillebotte à sa cousine Zoé à l’occasion de son mariage à Bayeux en 1887. Au décès de cette dernière et conformément à sa volonté, la toile est offerte au musée de Bayeux. Sa présentation au public en un lieu fréquenté par Caillebotte lui-même renforce enfin la relation intime qui unit l’artiste à la Normandie.

Commissariat : Dominique Hérouard

Musée d’Art et d’Histoire Baron Gérard (MAHB)
37 rue du Bienvenu
14400 Bayeux
www.bayeuxmuseum.com

17/07/16

Jacques-Emile Blanche, Musée Les Franciscaines, Deauville

Jacques-Emile Blanche,
le portraitiste du tout-Paris
Musée Les Franciscaines, Deauville
Jusqu'au 18 septembre 2016

John Singer Sargent, Jacques-Emile Blanche, vers 1886.
Huile sur toile, 82 x 60 cm.
Rouen, musée des Beaux-Arts, Inv. 1922.1.27.
© Musées de la ville de Rouen / Photographie C. Lancien / C. Loisel

« Portraitiste je suis et veux l’être, portraitiste en tout et de tout. » ainsi se revendique Jacques-Emile Blanche (1861-1942) dans le chapitre Mes premiers portraits de La pêche aux souvenirs (1949). Portraitiste incontournable de la société du tournant du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, Jacques-Emile Blanche côtoie les plus grandes figures de son temps, tant à Paris qu’en Normandie.


Jacques-Emile Blanche
Le docteur Emile Blanche, le Père de l'artiste, 1890
Huile sur toile, 120,3 x 100 cm, Rouen, musée des Beaux-Arts.
© Musées de la ville de Rouen / Photographie C. Lancien / C. Loisel


Jacques-Emile Blanche
La Mère de l’artiste, 1890
Huile sur toile, 120,5 x 106,5 cm, Rouen, musée des Beaux-Arts.
© Musées de la ville de Rouen / Photographie C. Lancien / C. Loisel

En 1902, il acquiert en effet une grande propriété à Offranville (Seine-Maritime) baptisée le manoir du Tôt où il résidera tous les étés jusqu’à sa mort. Dans le cadre enchanteur de cette demeure, il reçoit le tout Paris littéraire, politique et artistique. Si Stravinsky, Cocteau, ou Anna de Noailles - dont il réalise les portraits - écrivent l’histoire des arts avec un « H », ils écrivent aussi l’histoire de Deauville, alors en plein essor.

Le style de Jacques-Emile Blanche, tout à la fois vivant et d’un grand raffinement, emprunte à des sources d'inspiration tant britannique que française. Maurice Denis décrira les portraits de Blanche comme « un ensemble précieux pour les historiens de l’avenir ; cette galerie est le Panthéon d’une époque. »

Grâce au soutien du Musée des Beaux-Arts de Rouen, ce sont les liens entretenus par le peintre avec ses contemporains, fidèles à la Normandie et tout particulièrement Deauville, que dévoile l’exposition. Les portraits d’André Gide, d’Éric Satie ou de Jean Cocteau figurent parmi les vingt-cinq oeuvres sélectionnées, aux côtés de ceux d’Anna de Noailles, d’Igor Stravinsky ou des parents de l’artiste.

Un catalogue accompagne l’exposition et un documentaire de 10 minutes retraçant la vie de Jacques‑Emile Blanche est diffusé.

Commissariat : Sylvain Amic, Diederik Bakhuÿs, Anne-Charlotte Cathelineau, Annie Madet-Vache et Iman Moinzadeh.

Musée Les Franciscaines, Deauville
www.deauville.fr

26/08/10

Le Havre Biennale Art 2010 BD et art contemporain

 

Arts : Le Havre 2010
Biennale d'art contemporain

Entre Bande dessinée et art contemporain

1er - 31 octobre 2010

Pour sa 3ème édition la biennale d’art contemporain du Havre explore les relations actuelles liant la bande dessinée à l’art contemporain.

« On savait déjà depuis longtemps que le roman englobait à la fois Oui Oui et Histoire d’0, et que le cinéma de Jugnot n’était pas le même que celui de Godard.On découvre tardivement que Persépolis (Marjane Satrapi) ne concourt pas dans la même catégorie que Michel Vaillant (Michel Graton) ». En 2005, cette affirmation humoristique d’Evariste Blanchet permettait de comprendre qu’il existait plusieurs bandes dessinées tout en suggérant la nécessité de répertorier et d’analyser ce que l’on pourrait nommer la bande dessinée contemporaine.

Mais comment définir la bande dessinée contemporaine et peut-il exister une bande dessinée produite aujourd’hui qui ne soit pas contemporaine ? On affirmera, par analogie avec l’art contemporain, que toute la bande dessinée ne peut être contemporaine au même titre que l’on qualifie difficilement d’art contemporain, l’oeuvre d’un artiste qui peint, encore de nos jours, des « Poulbots » à Montmartre ou des « Marines » pour une galerie du Touquet et cela quelque soit la virtuosité proposée.

On remarquera que la bande dessinée contemporaine possède une histoire largement enregistrée et commentée et que nombreux sont les artistes qui défient depuis des décennies le genre : de Gilbert Shelton à Aurélie William-Levaux, en passant par Moebius, Philippe Druillet, Chris Ware, Christophe Blain et tant d’autres. On ajoutera alors qu’un auteur se doit d’avoir conscience d’appartenir à cette histoire et qu’il se doit de maltraiter son médium en multipliant les hybridations avec les autres disciplines artistiques pour en faire jaillir des aspects inconnus. Enfin, on en conclura que le rôle d’une biennale comme celle du Havre est de répertorier, de façon non exhaustive, les plus convaincantes de ces hybridations,au sens latin du mot, au sens « de sang mêlé ».

Alain Berland

La Biennale d’art contemporain du Havre est une création de Groupe Partouche. L'exposition bénéficie du concours de la Ville du Havre, du Portique - Espace d'art contemporain, de la Société des régates du Havre, du Art Hôtel, du Centre chorégraphique national de Haute-Normandie, d'Eurodif.

30/06/10

Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen - Exposition au Musée des Beaux Arts de Rouen

Une ville pour l’Impressionnisme  : 
Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen
Musée des Beaux-Arts de Rouen
Commissariat  : Laurent Salomé, Directeur des musées de Rouen
Jusqu’au 26 septembre 2010

Le rôle joué par Rouen dans l’histoire de l’art à la fin du XIXe siècle est considérable. Si la ville n’a cessé d’attirer les artistes depuis la Renaissance, la fascination qu’elle exerce atteint son apogée à l’époque impressionniste, alors que se mêlent les prestiges de son essor industriel, de son site spectaculaire et de son patrimoine architectural intact. Cette ville que Camille Pissarro trouve « aussi belle que Venise » devient dès lors un lieu emblématique de la peinture moderne.

Une centaine de chefs-d’oeuvre de Claude Monet, Paul Gauguin, Camille Pissarro et d’autres grands peintres de la fin du XIXe siècle, sont réunis pour explorer l’un des derniers grands thèmes de l’histoire de l’impressionnisme qui n’ait pas fait l’objet d’une exposition  : la cité normande comme laboratoire de la nouvelle peinture, entre agitation urbaine et ruralité, vieilles pierres et industrie galopante, le tout vibrant des reflets de la Seine.

Une destination pour les peintres voyageurs du XIXe siècle

Bénéficiant d’une situation privilégiée sur la Seine, entre Paris et la côte normande, Rouen est une ville prisée par les paysagistes dès le début du XIXe siècle. L’exemple donné par le peintre anglais Richard Parkes Bonington, dont le style résolument moderne s’exprime dans des œuvres aux qualités atmosphériques saisissantes, a profondément changé l’appréhension du paysage par les peintres français. Ayant parcouru la Normandie à ses côtés, Paul Huet, initiateur du paysage romantique, offre des vues de la campagne rouennaise en rupture avec le courant classique, tandis que Jean-Baptiste Camille Corot privilégie lui aussi le travail sur le motif et sur la lumière. Considéré par beaucoup comme « le premier des impressionnistes », Johan Barthold Jongkind livre également des vues de Rouen marquées par un sens aigu de la lumière et une recherche manifeste de l’effet pur. C’est néanmoins avec Joseph Mallord William Turner que Rouen devient un motif d’étude à part entière, ce dont témoigne un grand nombre d’esquisses et d’aquarelles. Non seulement les oeuvres qu’il réalisa sur les bords de la Seine lui valurent ensuite l’admiration de Claude Monet et Camille Pissarro, mais on note aussi que les Cathédrales de Monet ne sont pas sans évoquer les vues de cet illustre prédécesseur.

Une ville sur l’eau : reflets impressionnistes

Installée dans une boucle de la Seine, Rouen offrait aux peintres de nombreux motifs à explorer. La Seine, d’abord, devient le motif même de nombreuses toiles  ; à l’image de Claude Monet lors de son premier séjour en 1872 ou de Camille Pissarro en 1883, l’attention des peintres se porte principalement sur le fleuve, animé parfois des tours de la cathédrale gothique et de grands voiliers. La Seine se prête en outre à des études d’atmosphère particulièrement prisées par les peintres de la mouvance impressionniste ; Armand Guillaumin devait développer à Rouen un art du paysage teinté d’un certain romantisme, manifeste notamment dans les représentations enneigées des rives du fleuve. C’est ensuite l’effervescence du port que les peintres mettent à l’honneur dans leurs toiles. Claude Monet et Camille Pissarro certes, mais encore Albert Lebourg, se sont attachés à rendre compte de l’industrialisation de la ville. Enfin cette silhouette même de « ville aux cent clochers » se prêtait particulièrement bien aux variations impressionnistes ; quelques sites de la ville, particulièrement pittoresques, à l’image de la Rue de l’Épicerie, ont plus particulièrement retenu l’attention des artistes.

Une ville au coeur de la campagne normande

La campagne rouennaise offrait également aux peintres de nombreux motifs propres à stimuler leurs recherches esthétiques d’un nouveau genre. Parmi d’autres, Charles Angrand fut l’un de ces peintres de plein air qui mirent la lumière au cœur de leurs œuvres. De façon plus significative encore, la parenthèse rouennaise de Paul Gauguin, en 1884, est à l’origine d’une trentaine de tableaux, parmi lesquels une majorité de paysages. Dans ces vues peintes au rythme des saisons, de janvier à novembre, Paul Gauguin réalise des œuvres impressionnistes denses et équilibrées, dans lesquelles se lisent les influences conjointes de Paul Cézanne et de Camille Pissarro. De même, Alfred Sisley, qui séjourne chez François Depeaux en 1894, met à profit la proximité immédiate de l’eau et d’une végétation luxuriante pour traduire dans une gamme très diversifée d’effets colorés la richesse de la nature normande.

Rouen, objet de séries d’oeuvres

La série des Cathédrales de Rouen par Claude Monet constitue l’un des sommets de l’impressionnisme. Mené en deux campagnes distinctes dont les détails sont bien connus, ce travail est une étape majeure dans la disparition du motif, certes toujours identifié mais dissout dans l’étude atmosphérique. Chaque jour, le peintre, qui mène plusieurs toiles de front, se trouve confronté à d’importantes difficultés, inhérentes au motif lui-même, cette dentelle de pierre gothique animée de jeux de lumière en perpétuel mouvement. Ce sont incontestablement ces œuvres, dont la juxtaposition est saisissante, qui ont fait de Rouen un motif significatif de modernité et un jalon important de l’histoire de l’art.

C’est à Rouen, en 1896, que Camille Pissarro lança ses premières vraies séries de paysages urbains. L’influence picturale de Claude Monet joua probablement un rôle dans le choix de Rouen, que Camille Pissarro arpenta en 1895 juste après la présentation de la série des Cathédrales à la Galerie Durand-Ruel. A son tour, il produit en tout trente-huit vues de la ville en 1896, dix-neuf en 1898, caractérisées par une large touche et une rapidité d’exécution inédite. Pour la première fois, toutes les oeuvres de la série sont centrées autour de la Seine, sujet éminemment pictural autant que poétique.

Un attachement durable des artistes à Rouen 

La permanence des motifs impressionnistes caractérise un large pan de la production picturale des années 1890-1920. Qu’il s’agisse de Charles Angrand, de Paul Signac ou de Raoul Dufy, nombreux sont les peintres à s’installer à Rouen, pour une période plus ou moins longue, mais toujours pour s’approprier à leur tour un site peint par d’illustres aînés. Le fleuve, les ponts qui le traversent et le port qui l’anime, ainsi que la ville et ses clochers, restent au début du XXe siècle des sources d’inspiration fécondes. On peut lier à cet attachement le développement spectaculaire de « l’école de Rouen »  : les « mousquetaires » (Charles Angrand, Charles Frechon, Joseph Delattre, Léon-Jules Lemaître), ont produit dès les années 1880 un certain nombre d’authentiques chefs-d’œuvre, et la génération suivante apporte d’autres grandes figures, dominées par Robert Antoine Pinchon qui, après une période fauve au tournant du siècle, prolongent le rayonnement de l’impressionnisme au-delà de la première guerre mondiale.

Musée des Beaux-Arts de Rouen
4 juin - 26 septembre 2010

06/03/09

Saint-Laurent-sur-Mer Calvados - CPA

A. Dubosq, éditeur, Commes (Calvados)
Ancienne carte postale montrant des villas de la commune de Saint-Laurent-sur-Mer (canton de Trévières) dans le Calvados (Haute-Normandie). Ces villas sont situées sur un chemin en bord de mer. On remarque les personnes d'allure bourgeoise avec des raquettes à la main. L'homme regarde le photographe en train de prendre son cliché. La photo date (semble-t-il) du début du XXe siècle. La carte postale a été envoyée en 1911.