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02/05/19

Caen en Images @ Musée de Normandie, Caen - La ville vue par les artistes du XIXe siècle à la Reconstruction

Caen en Images
La ville vue par les artistes du XIXe siècle à la Reconstruction
Musée de Normandie, Caen
5 Avril 2019 - 5 Janvier 2020 

Caen en ImagesMusée de Normandie
Affiche de l'exposition

Avec l'exposition Caen en Images, le Musée de Normandie invite à découvrir Caen et son histoire, à travers le regard des artistes. Plus de 200 œuvres - souvent inédites - sont réunies pour la première fois dans une exposition.

Vues cavalières, panoramas, portraits de monuments, œuvres pittoresques, scènes de la modernité, intimité de la rue et des lieux familiers, tout cela a été dessiné, aquarellé, peint, copié, lithographié et photographié. Un tel sujet justifie pleinement la durée de présentation : 9 mois ! Présentée jusqu’en janvier 2020, l’exposition ne cessera d’évoluer, grâce au changement d’œuvres fragiles tous les 3 mois. Visites et animations ponctueront également l’événement tout au long de la période.

Caen en images. La ville vue par les artistes du XIXe siècle à la Reconstruction est une invitation à déambuler, à découvrir ou redécouvrir la ville, faire fi des préjugés, laisser libre cours à la rencontre et à l’émerveillement.

Catalogue de l’exposition : 200 pages, Editions Snoek, 29 euros.

Commissariat général : Alice Gandin, conservatrice en chef, musée de Normandie, Caen. Assistée de Charlotte Lecène
Commissariat scientifique :
• Céline Ernaelsteen, ARDI-Photographies
• Eric Lefèvre, historien de l’art, expert auprès de la Compagnie d’expertise en antiquités et objets d’art
• Christophe Marcheteau de Quinçay, musée des Beaux-Arts de Caen

MUSEE DE NORMANDIE
Le Château, 14000 Caen
musee-de-normandie.fr

Gilgian Gelzer @ Musée des Beaux-Arts, Caen

Gilgian Gelzer
Musée des Beaux-Arts, Caen
Jusqu'au 1er septembre 2019

Gilgian Gelzer, qui a enseigné à l’école supérieure d’arts & médias Caen / Cherbourg de 1987 à 2009, revient à Caen pour exposer au musée des Beaux-Arts une sélection de dessins, photographies et estampes réalisés entre 2008 et 2018. 

Ni pures improvisations, ni constructions préméditées, les dessins de Gilgian Gelzer sont de l’ordre de l’expérience intuitive et du performatif. Générés par d’amples gestes, ils se déploient en entrelacs indescriptibles et en spectaculaires sinuosités sur toute l’étendue du papier. Après des dessins polychromes (2008) présentant un maillage serré et des alvéoles graphiques tendant à se coaguler les unes aux autres, Gilgian Gelzer a cherché l’épure, laissant la ligne dissoudre toute tentation de la forme et suivre un tracé fait d’accélérations ou de suspensions, de reprises, de torsions et autres inflexions. De grands bois gravés prolongent dans le domaine de l’impression ces oeuvres multidirectionnelles dans un savant jeu de recouvrements des surfaces colorées. Dans d’autres séries, les circonvolutions extravagantes laissent place à des faisceaux de traits plus orientés et denses, ou bien à des petits noeuds de lignes recroquevillées sur elles-mêmes qui apparaissent comme autant de concentrés d’énergie. Des photographies, à la fois oeuvres et notations sur la ville et le paysage, complètent cet exceptionnel ensemble sur papier.

Commissaire de l'exposition : Caroline Joubert, conservatrice en chef.

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CAEN
Le Château, 14000 Caen
www.mba.caen.fr

08/12/17

Philippe Fontaine, Musée de Beaux-Arts, Caen : Dessins et peintures 2016-2017

Philippe Fontaine
Dessins et peintures 2016-2017
Musée des Beaux-Arts de Caen

Jusqu'au 18 février 2018


© PHILIPPE FONTAINE

La collection contemporaine du musée se déploie autour de grands thèmes tels que l’espace et la lumière, sujets au coeur des créations de PHILIPPE FONTAINE exposées dans le cabinet d’art graphique du Musée des Beaux-Arts de Caen.

Élaborées à l’abri de l’agitation du monde, dans deux ateliers distincts – l’un est réservé à la peinture et au pastel, l’autre au dessin – les oeuvres de Philippe Fontaine s’imposent par leur subtilité et leur douce musicalité. Elles se regardent et elles se goûtent. Échappant à la sujétion descriptive, elles sont faites de matières impalpables et de lumières feutrées. Rien d’éclatant ou de trop vif qui abîmerait l’oeil, mais des couleurs délicates, toujours en demi-teinte, explorant cependant l’étendue de la gamme chromatique. Quelques traits, hérités d’une figuration oubliée, un halo comme seul motif, des couches de pigments qui, tel un palimpseste, opèrent par recouvrement pour effacer toute tentation bavarde.

Certaines oeuvres miment le geste de l’écriture, mais il s’agit d’une écriture sans mots ni lettres, juste un mouvement cursif qui inscrit sur le papier ou sur la toile des semblants de phrases. Les grands dessins étonnent par leur ampleur. Leurs griffures peuvent changer de direction, laisser place à quelques lointains souvenirs de la forme, s’espacer ou au contraire se densifier à la surface. Les trames réalisées avec des crayons tendent là encore à la monochromie, à l’ineffable. En quelque soixante pièces, sans compter les carnets et les oeuvres de petit format, Philippe Fontaine nous entraîne dans un univers de silence où seules comptent les vibrations et les transparences de la couleur-matière.

Commissariat : Caroline Joubert

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CAEN
Le Château - 14000 Caen
http://mba.caen.fr

18/07/16

John Batho @ Musée de Normandie, Caen

John Batho,
histoire de couleurs, 1962-2015

Musée de Normandie, Caen
Jusqu'au 26 septembre 2016

John Batho
JOHN BATHO
Nageuses, Trouville 1990
© John Batho

Cette exposition présente l’oeuvre d’un des plus grands photographes coloristes français, John Batho, né en Normandie en 1939. Ses oeuvres représentant les parasols de Deauville ou les nageuses de Trouville figurent, bien souvent, comme des icônes de la photographie couleurs telles qu’elles se développent et envahissent le marché de l’art à la fin des années 1970. Outre ses merveilleuses photographies représentant dans un ballet de couleurs, parasols et nageuses, l’exposition propose une série d’oeuvres inédites, réalisée entre 1962 et 1978 (Honfleur, Normandie intime). Ces images, encore marquées par la photographie humaniste, mettent en scène la Normandie dans une très grande sensibilité formelle et interrogent le regard porté par John Batho sur sa terre natale.

Si le sujet de son oeuvre est d’abord la couleur dans sa relation avec la lumière, la représentation des paysages normands – Giverny, les hauts-lieux de la Côte Fleurie et son arrière-pays – nous offre des images dont la sensibilité n’est pas sans rappeler la peinture impressionniste. Attaché à capter les variations lumineuses et les infinies transformations de la couleur selon les heures, les mois, John Batho convoque régulièrement la peinture dans sa photographie (Nuages-peinture, Giverny). A travers ses photographies du jardin de Giverny, il va jusqu’à se confronter à la figure tutélaire de l’impressionniste Claude Monet et pose la question de la picturalité de l’image photographique.

Commissariat : Céline Ernaelsteen et Alice Gandin

Musée de Normandie
www.musee-de-normandie.fr

29/06/13

Expo Impressionnistes, MBA Caen : Un été au bord de l’eau : loisirs et impressionnisme

Un été au bord de l’eau : loisirs et impressionnisme
Musée des Beaux-Arts de Caen
Jusqu'au 29 Septembre 2013

C'est l'une des plus grandes expositions de l'été 2013. Il suffirait pour s'en convaincre de jeter un coup d'oeil à la liste des artistes exposés (reproduite en fin de post) pour s'en convaincre. Les artistes impressionnistes ont bouleversé la peinture, et l'art en général, en la faisant entré dans la modernité. Et cette exposition au musée des Beaux-Arts de Caen nous les présente sur un de leur thème de prédilection. Un vrai bonheur.

Parmi les grandes mutations dont le 19e siècle fut témoin, le prodigieux essor des villégiatures et des loisirs de plein air est un phénomène qui concerne également l’histoire de l’art. Toute une société, qui se déplace volontiers en train, part à la conquête de nouveaux territoires : la côte, la plage, la mer… La Normandie mais bien d’autres régions également, vont prendre une part essentielle à cet engouement. Pour la première fois l’atelier du peintre quitte la ville, se transposant dans la nature même, signe marquant et prometteur. Désormais, avec les Impressionnistes, le sujet des tableaux ne se trouve plus dans les livres ou dans l’imaginaire des peintres mais au cœur de la réalité et de la vie, dans ces territoires nouvellement conquis, ces lieux de détente et de loisirs qu’offrent en si grand nombre les bords de l’eau.

L’exposition Un été au bord de l’eau : loisirs et impressionnisme décline son propos en quatre chapitres qui illustrent les différents modes d’exploration de ces thèmes par le peintre, depuis les scènes de plage, les paysages de bord de mer et leurs infinies variations atmosphériques, jusqu’à l’incursion des corps dévêtus dans un paysage marin ; devenus sujets exclusifs d’étude du peintre, ces corps solaires consacrent la métamorphose du nu académique, conjuguant tradition et modernité.

Les impressionnistes sur le sable

La plage devient naturellement un espace privilégié par les premiers vacanciers à la découverte des plaisirs de la mer. Sous le Second Empire, les villages de pêcheurs deviennent en quelques années de mondaines stations balnéaires, voyant apparaître riches villas et luxueux hôtels. A la recherche de dépaysement et de pittoresque, les vacanciers s'appliquent paradoxalement à reconstituer la société parisienne sur les plages normandes qui deviennent bientôt le « boulevard d'été de Paris ». 

MARY CASSATT
Enfants jouant sur la plage, 1884
Huile sur toile ; 97,4 x 74,2 cm
Washington, National Gallery of  Art, Alisa Mellon Bruce Collection
© National Gallery of Art, Washington

PAUL-CESAR HELLEU
Madame Helleu lisant sur la plage, 1896
Huile sur toile ; 81 x 65 cm
Bayonne, Musée Bonnat-Helleu, legs Howard-Johnston 2009
© Musée Bonnat-Helleu, Bayonne / photo A. Vaquero

JOAQUIN SOROLLA
Instantanea, Biarritz, 1906
Huile sur toile ; 62 x 93,5 cm
Madrid, Musée Sorolla
© Fondation Museo Sorolla, Madrid

Lors de leurs séjours, Edouard Manet, Claude Monet, Berthe Morisot, Edgar Degas, vont réaliser des scènes de plages suggestives, conçues comme des esquisses libres et spontanées. Sous l'influence de Boudin, Claude Monet peint les plages de Trouville et de Sainte-Adresse, inaugurant un genre enrichi par les expériences de Manet à Boulogne ou Gauguin en Bretagne… Cette séquence évoquera aussi les peintres réalistes et descriptifs tels Prinet, Blanche, Helleu, qui mènent aux interprétations lumineuses de Maurice Denis, séduisant metteur en scène de sa famille lors de ses séjours réguliers à Perros-Guirec. Gardons-nous aussi d’oublier les importantes contributions des peintres étrangers tels que Kroyer, Liebermann, et l’espagnol Joaquin Sorolla…

Les impressionnistes et le spectacle de l’eau
Sous l’effet du tourisme, la côte se transforme et les plages se couvrent de cabines de bain, abri indispensable pour se préparer à affronter les vagues. On se baigne et on se promène vêtu, avec une ombrelle, par décence mais aussi parce que le teint clair demeure la fierté des classes aisées. Les peintres plantent leur chevalet le long des promenades ou directement sur la plage, à l’affut de sensations nouvelles. On a retrouvé du sable dans la pâte des tableaux de Monet. Le genre qu’est devenue la marine se régénère avec la présence de promeneurs en quête de panoramas dégagés. La promenade en mer offre des points de vue inédits, certains peintres comme Monet ou Bonnard, représentent des scènes depuis les embarcations elles-mêmes.

BERTHE MORISOT
Vue du petit port de Lorient, 1869
Huile sur toile ; 43,5 x 73 cm
Washington, National Gallery of Art, Alisa Mellon Bruce Collection
© National Gallery of Art, Washington

Les impressionnistes : Barques et voiles

Simples barques, voiliers, yachts, vont captiver les peintres, pour eux-mêmes mais surtout pour les activités qu’ils permettent, courses, régates, promenades. L’installation de Monet à Argenteuil, au bord de la Seine, en 1871, est décisive ; les nombreux artistes qui le rejoignent vont offrir à l’impressionnisme l’un de ses chapitres les plus créatifs. 

FRANCOIS BOCION
La promenade devant Chillon, 1868
Huile sur bois ; 29,5 x 45 cm
Lausanne, Fondation de soutien à l’Hermitage, Don du Dr Michel Bugnion, 2000
© Fondation de l’Hermitage, Lausanne / photo Arnaud Conne, Lausanne

CLAUDE MONET
Voiliers en mer, 1868
Huile sur toile ; 50 x 61 cm
Lausanne, Musée cantonal des Beaux-Arts, Legs de Mlle Edwige Guyot
© Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne / photo J-C. Ducret

JOHN SINGER SARGENT 
Deux femmes endormies dans une barque sous les saules, 1887
Huile sur toile ; 58 x 68,5 cm
Lisbonne, Museu Calouste Gulbenkian
© Musée Calouste Gulbenkian / photo Catarina Gomes Ferreira

Les impressionnistes au bain… A l'eau !

Cette dernière section, point d'orgue de l'exposition, rassemblera de grandes illustrations du thème, aux compositions souvent ambitieuses. Cette séquence nous éloignera des rivages normands, rappelant que l’Impressionnisme possède un volet méditerranéen. En cherchant la confrontation avec le grand genre et sa tradition séculaire, les peintres s’approprient le traitement académique du nu pour le transcender et peindre les corps en pleine lumière, sous le soleil, au sein d'une nature triomphante. On retrouve là Frédéric Bazille, Edgar Degas avec ses étranges Petites paysannes se baignant à la mer vers le soir, baigneuses nues privées de toute inhibition, Georges Seurat (remarquable série d’ébauches pour son chef-d’œuvre, Baignade à Asnières), Henri-Edmond Cross, un inattendu Frantisek Kupka, et bien sûr Auguste Renoir, Paul Cézanne, les plus assidus dans ce genre. Tous deux s’efforcent de placer la figure au centre de leur pensée et de leur esthétique: plénitude solaire et voluptueuse chez Renoir, recherches de structures et de rythmes chez Cézanne. Souvenons-nous qu’avec ses séries des Baigneurs, ce dernier allait marquer un jalon essentiel dans l’aventure de la modernité, passant magistralement le relais à Matisse, Picasso…

EDGAR DEGAS
Petites paysannes se baignant à la mer, vers le soir, 1875-1876
Huile sur toile ; 65 x 81 cm 
Collection privée 
© Photography Bryan Rutledge B.A.

FREDERIC BAZILLE
Pêcheur à l’épervier, 1868
Huile sur toile ; 134 x 83 cm 
Arp Museum Bahnhof  Rolandsec, collection Rau pour l’UNICEF
© Collection Rau pour l’UNICEF / photo Peter Schälchli, Zurich

AUGUSTE RENOIR
Baigneuse aux cheveux longs, Vers 1895
Huile sur toile ; 82 x 65 cm
Paris, musée de l’Orangerie
© Rmn-Grand Palais / Franck Raux 

Catalogue de l’exposition
22 x 28 cm, 144 pages, 100 illustrations, broché 
Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2013

Sommaire du catalogue de l'exposition : 

Essais 
L’atelier du peintre, par André Rauch, professeur émérite de l’Université de Strasbourg
Plages impressionnistes : sujet moderne et tradition, par Sylvie Patry, conservateur en chef du patrimoine, musée d’Orsay
Salons… avec vue sur les plages, par Dominique Lobstein, historien de l’art, ancien responsable de la Bibliothèque du Musée d’Orsay
Oeuvres exposées, catalogue établi par : 
Patrick  Ramade,  commissaire  de  l’exposition  et  directeur  du  Musée  des  Beaux-Arts  de  Caen 
Alice Gandin, conservateur du Patrimoine, Musée de Normandie, Caen 
Christophe Marcheteau, attaché de conservation, Musée des Beaux-Arts, Caen 
    Prélude
    Sur le sable
    Le spectacle de l’eau
    Barques et voiles
    A l’eau !
    Epilogue
Notes
Liste des œuvres exposées
Bibliographie

Commissaire de l'exposition : Patrick Ramade, Directeur du musée des Beaux-Arts de Caen

Liste des peintres exposés :
Louise Abbéma (Etampes, 1853 - Paris, 1927)
Charles Théophile Angrand (Criquetot-sur-Ouville, 1854 - Rouen, 1926)
Frédéric Bazille (Montpellier, 1841 - Beaune-la-Rolande, Loiret, 1870) 
Jacques-Emile Blanche (Paris, 1861 - Offranville, 1942)
François Bocion (Lausanne, Suisse, 1818 - Lausanne, 1890) 
Pierre Bonnard (Fontenay-aux-Roses, 1867 - Le Cannet, 1947)
Eugène Boudin (Honfleur, 1828 - Deauville, 1898)
Mary Cassatt (Allegheny City, Etats-Unis, 1844 - Mesnil-Théribus, 1926)
Paul Cézanne (Aix-en-Provence, 1839 - Aix-en-Provence, 1906) 
Henri-Edmond Cross (Douai, 1856 - Saint-Clair, 1910) 
Edgar Degas (Paris, 1834 - Paris, 1917) 
Maurice Denis (Granville, 1870 - Saint-Germain-en-Laye, 1943)
Louis-Alexandre Dubourg (Honfleur, 1821 - Honfleur, 1891)
Ernest-Ange Duez (Paris, 1843 - Bougival, 1896)
Paul Gauguin (Paris, 1848 - Atuona, îles Marquises, 1903)
Paul-César Helleu (Vannes, 1859 - Paris, 1927)
Peder Severin Krøyer (Stavanger, Norvège, 1851 - Skagen, Danemark, 1909) 
František Kupka (Opočno, République Tchèque, 1871 - Puteaux, 1957)
Lucien Laurent-Gsell, dit Laurent-Gsell (Paris, 1860 - Paris, 1944) 
Eugène-Modeste-Edmond Poidevin, dit Le Poittevin (Paris, 1806 - Auteuil, 1870)
Max Liebermann (Berlin, Allemagne, 1847 - Berlin, 1935)
Edouard Manet (Paris, 1832 - Paris, 1883)
Henri Matisse (Cateau-Cambrésis, 1869 - Nice, 1954)
James Abbott Mc Neill Whistler (Lowell, Etats-Unis, 1834 - Londres, Royaume-Uni 1903)
Claude Monet (Paris, 1840 - Giverny, 1926)
Berthe Morisot (Bourges, 1841 - Paris, 1895)
Charles Mozin (Paris, 1806 - Trouville-sur-Mer, 1862)
Edward Henry Potthast (Cincinnati, Etats-Unis, 1857 - New York, 1927)
René-Xavier Prinet (Vitry-le-François, 1861 - Bourbonne-les-Bains, 1946)
Pierre-Auguste Renoir (Limoges, 1841 - Cagnes, 1919) 
John Singer Sargent (Florence, Italie, 1856 - Londres, Royaume-Uni, 1925) 
Georges Seurat (Paris, 1859 - Paris, 1891) 
Joaquín Sorolla y Bastida (Valence, Espagne, 1863 - Cercedilla, 1923)
Carl Spitzweg (Unterpfaffenhofen, Allemagne, 1808 - Munich, 1885)
Alfred Stevens (Bruxelles, Belgique, 1923 - Paris, 1906)
Félix Valloton (Lausanne, Suisse, 1865 - Neuilly, 1925) 
Théo van Rysselberghe (Gand, Belgique, 1862 - Saint-Clair, 1926)
Jacques-Emile Villon (Damville, 1875 - Puteaux, 1963)
Otto von Thoren (Vienne, Autriche, 1828 - Paris, 1889)
Jens Ferdinand Willumsen (Copenhague, Danemark, 1863 - Cannes, 1958)

Un été au bord de l’eau : loisirs et impressionnisme est organisée par la Ville de Caen / Musée des Beaux-Arts de Caen et la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris, dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste. Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication / Direction générale des patrimoines / Service des musées de France. 

Horaires : tous les jours de 10h à 18h.

Musée des Beaux-Arts de Caen
Le Château, 14000 Caen
Site internet : www.mba.caen.fr

13/04/10

Exposition Musée des Beaux Arts de Caen - Bellini, Botticelli, Guardi… Chefs-d’oeuvre de l'Accademia Carrara de Bergame

Bellini, Botticelli, Guardi…
Chefs-d’oeuvre de l'Accademia Carrara de Bergame
Musée des Beaux-Arts de Caen
 Jusqu'au 19 septembre 2010

 

Tableau de Giuseppe Ghislandi, Fra Vittore dit Fra Galgario, Portrait d'Elisabetta Piavani Ghidotti - Huile sur toile - Vers 1715Le Musée des Beaux-Arts de Caen présente, pour une unique étape en France, les collections d'art italien de l'Accademia Carrara de la ville de Bergame. Cette prestigieuse institution lombarde a été fondée en 1796 par le comte Giacomo Carrara, collectionneur, mécène et fin connaisseur de peinture. Son impressionnant patrimoine, qui comprend plus de mille huit cents oeuvres, fut enrichi successivement par plusieurs collectionneurs illustres, tels le comte Gulglielmo Lochis ou le grand historien de l'art et connaisseur Giovanni Morelli.

Ci-contre : Tableau de Giuseppe Ghislandi, Fra Vittore dit Fra Galgario, Portrait d'Elisabetta Piavani Ghidotti - Huile sur toile - Vers 1715. Courtesy du Musée des Beaux-Arts de Caen.

 

Réunissant plus de 80 tableaux, de la Renaissance au XVIIIe siècle, l'exposition fait la part belle aux artistes issus des écoles vénitienne, florentine et bergamasque. Le parcours fortement scénographié, restitution d’un décor d’église et cimaises de couleurs, se développe dans l'ensemble des salles d'exposition temporaire du musée. Il permet au visiteur d'appréhender la richesse de cette collection autour de quatre thèmes : Grands polyptyques: le tableau d'autel à Bergame au XVI° siècle, Collection Morelli : peintures d'Italie, de Flandres et des Pays Bas, Portraits et réalité: images de la réalité, Venise au XVIIIe siècle: une société en spectacle.

L'exposition est ainsi divisée en quatre parties qui évoquent les temps forts de l’Accademia Carrara et du foyer artistique bergamasque :

La tradition du retable à Bergame aux XVe et XVIe siècles, depuis les polyptyques (tableau en plusieurs parties placés au dessus de l’autel) originaires de Venise avec des oeuvres de Bartolomeo Vivarini (photos ci-dessous) ou de Caselli et aussi de Milan comme les deux grands polyptyques de Bergognone, jusqu'aux autels de conception « moderne » avec Lotto et sa postérité (Previtali et Moroni). Certains polyptyques se trouvent reconstitués ici pour la première fois depuis leur démembrement ancien, grâce à des recherches effectuées dans le cadre de la préparation de cette exposition.

 

         Vue de l'accrochage au Musée des Beaux-Arts de Caen. Une importance particulière a été accordée à la scénographie pour cette grande exposition.           Bartolomeo Vivarini, Polyptique de Scanzo, Tempera sur panneau, 1488 à l'intérieur du Musée des Beaux-Arts de Caen

Vues de l’accrochage au Musée des Beaux-Arts de Caen. L’oeuvre exposée est le polyptique de Scanzo, réalisé par Bartolomeo Vivarini, Tempera sur panneau, 1488. Courtesy du Musée des Beaux Arts de Caen. Le tableau du haut du polyptique représente la Trinité avec deux anges. En dessous, le tableau de la Vierge en trône à l’Enfant en adoration est entouré de Saint Pierre (à gauche sur la photo) et de Saint Michel archange. Bartolomeo et son frère Antonio Vivarini ont signé ensemble le polyptyque de la chartreuse de Bologne que l’on peut voir à la Pinacoteca Nazionale à Bologne. Mais Patrick Ramade, directeur du Musée des Beaux-Arts de Caen et commissaire de l’exposition, souligne que c’est Bartolomeo qui introduisit les éléments les plus novateurs et qu’il joua un rôle essentiel dans la conception de tels Polyptiques. Patrick Ramade précise également que la première oeuvre datée et indépendante de Bartolomeo Vivarini est le Saint Jean de Capistrano. Daté de 1459, ce tableau est exposé au Musée du Louvre.

La collection Morelli met en valeur la collection d’un amateur du XIXe siècle, phénomène  important pour l'histoire de l'Accademia Carrera de Bergame qui a recueilli d'importantes collections privées tout au long de son histoire. Médecin de formation et critique d'art, Giovanni Morelli (1816 - 1891), avait rassemblé une importante collection qu'il légua à l'Accademia. Lors du décès de Giovani Morelli, l’Academia reçu ainsi 116 tableaux et trois sculptures. L'exposition au musée des Beaux Arts de Caen présente vingt huit peintures choisies parmi les meilleures de la collection de Giovanni Morelli dont des portraits (Cariani, Moroni, Ceruti) et quelques tableaux flamands et hollandais qui montrent aussi l'éclectisme du collectionneur.

 

 Giacomo Ceruti, dit le Pitocchetto, Portrait d'une jeune fille avec un éventail, Huile sur toile, Vers 1740                  Giovanni Cariani, Portrait de Giovanni Benedetto Caravaggi, Huile sur toile, vers 1517-1520

Deux tableaux de portraits issus de la collection Morelli. A gauche, Giacomo Ceruti, dit le Pitocchetto, Portrait d'une jeune fille avec un éventail, Huile sur toile, Vers 1740. A droite : Giovanni Cariani, Portrait de Giovanni Benedetto Caravaggi, Huile sur toile, vers 1517-1520. Courtesy du Musée des Beaux-Arts de Caen.

Portrait d'un prêtre réalisé vers 1690 par un peintre de Bergame. Le portrait, images de la réalité, évoque la contribution majeure de la ville de Bergame et de ses peintres à l’art du portrait italien, témoignage d’une sensibilité particulière à la réalité. Bergame et ses environs furent notamment le berceau de Giovanni Battista Moroni (vers 1520-1524 – 1579) et Fra Galgario (1655-1743), deux des plus grands portraitistes européens de l’âge moderne. Comme vous l’aurez noté, le premier tableau illustrant ce message est de Fra Galgario.

 

Ci-contre : Tableau d’un peintre bergamasque, Portrait d’un prêtre, Huile sur toile, vers 1690. Courtesy du Musée des Beaux-Arts de Caen.

Francesco Guardi, Vue de la Place Saint-Marc, Huile sur toile, Vers 1760-1770 Venise au XVIIIe siècle est notamment évoquée sous le genre particulier des vedute. Une vedute étant un paysage panoramique dont la production est souvent destinée aux voyageurs fortunés. Venise au XVIIIe siècle est aussi présentée par la scène de genre, illustrant la vie vénitienne à la fin de la Repubblica Serenissima.

Ci-contre: Francesco Guardi, Place Saint-Marc, Huile sur toile, Vers 1760-1770. Courtesy MBA Caen.

 

Certains peintres italiens s’étaient spécialisés dans la représentation de la vie vénitienne. Pietro Longhi le fit avec succès.


Tableau de Pietro Longhi, Le Ridotto, Vers 1757-1760
Pietro Longhi
Le Ridotto, Huile sur toile, Vers 1757-1760
Courtesy Musée des Beaux-Arts de Caen.

Commissariat de l'exposition

Patrick Ramade, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée des Beaux-Arts de Caen
Giovanni Valagussa, conservateur responsable de la Pinacothèque Accademia Carrara de Bergame

 

L'Accademia Carrara de Bergame. Chefs d'oeuvre. Boticelli, Bellini, Guardi... Catalogue d'exposition publié aux éditions Hazan Catalogue de l’exposition aux éditions Hazan

Dans le message du blog consacré à ce catalogue, vous trouverez la liste complète des artistes qui y sont représentés par une ou plusieurs oeuvres.

Pour plus d’informations sur le catalogue d’exposition cliquez ici

Bellini, Botticelli, Guardi…
Chefs-d’oeuvre de l'Accademia Carrara de Bergame


Musée des Beaux-Arts de Caen 
Le Château - 14000 Caen
27 mars - 19 septembre 2010

 

22/11/09

Christine Crozat - Musée des Beaux-Arts de Caen - Exposition Et à partir de là. Dessins, estampes et vidéos de Christine Crozat

Et à partir de là 
Dessins, estampes et vidéos de Christine Crozat
Musée des Beaux-Arts de Caen
21 novembre 2009 - 28 février 2010

Derrière les vitres du TGV qui la mène régulièrement de Paris à Lyon, Christine Crozat (*1952) à Lyonpoursuit une sorte de promenade mentale. Pendant ses allers et retours, elle note et dessine directement sur une feuille de papier les fragments d’un paysage qui disparaît, le vol des oiseaux, un champ de colza, une girouette sur un clocher; son regard parcimonieux prélève au gré des trajets les formes furtives qui viennent se superposer aux souvenirs et aux projections plus intimes de la conscience.

De grands dessins, réalisés entre 2007 et 2009, sont plus particulièrement inspirés par le mobilier urbain. Sur les papiers fins et transparents cohabitent horloges, panneaux de signalisation, noms de rues et pictogrammes rencontrés au cours de déambulations à Lyon et à Prague, ou bien encore lors de voyages en Suisse, en Italie, en Allemagne et plus récemment en Géorgie. Anodins et invisibles à force d’être vus, ces éléments épars participent à la recomposition d’espaces poétiques et ludiques qui invitent le spectateur à une nouvelle circulation. 

Une suite de dessins, exécutée à Caen, complète et renforce la cohérence de cet ensemble placé sous le double signe de la mobilité et de la légèreté.

Les vidéos, conçues et réalisées avec Pierre Thomé, s’inscrivent résolument dans la même veine. Elles transforment les actions et les choses du quotidien en récits à moins qu’elles ne les convertissent, comme dans Galata, en un séduisant ballet de signes graphiques.

Commissariat : Caroline Joubert

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CAEN
Le château -14000 Caen

02/10/07

Bénédicte Hébert, Annelies Strba, Hiroshi Sugimoto. Collection Frac Basse-Normandie. Exposition à l'IUFM de Saint-Lô - des illusions

des illusions
Bénédicte Hébert, Annelies Strba, Hiroshi Sugimoto
Collection Frac Basse-Normandie
IUFM de Saint-Lô
1 - 25 octobre 2007 

Les oeuvres réunies dans des illusions sont telle une fabrique d’images qui cherche à représenter le passage du temps, le rendre incertain ou irréel. Les oeuvres jouent sur l’illusion, l’instabilité visuelle et narrative. Elles traduisent, pour chacune, des passages et des temporalités différentes : passage de la peinture à la photographie puis à la vidéo en référence au cinéma ; photographie empreinte de peinture et de narration cinématographique, enfin le temps du cinéma pris dans celui de la photographie. Les champs s’entrecroisent, les artistes explorent ce que Raymond Bellour nomme « L’entre-images » (Raymond Bellour, L’entre-images, photo-cinéma-vidéo, Paris, Éditions de la Différence, 2002).

Dans la vidéo Le Louvre en 1 mn 26 secondes (2000), Bénédicte Hébert (1967) convie le spectateur à une visite éclair des collections du Louvre. Emportées et montées en boucle dans le flux mouvant de la vidéo, les oeuvres photographiées défilent à une vitesse qui perturbe le regard et le temps nécessaire à leur contemplation. La rapidité à laquelle se succèdent les images instaure une temporalité autre que celle propre à une histoire de la peinture construite dans le temps, et ici ramenée au devenir image de l’oeuvre et de sa diffusion. Bénédicte Hébert ouvre les portes d’un musée où il n’existerait ni cloisonnement entre les différentes périodes artistiques ni hiérarchie entre les oeuvres, chacune se voyant attribuer le même temps d’exposition et plaçant le spectateur dans l’incapacité de les discerner. Enfin cette course virtuelle dans ce prestigieux musée rend hommage au film Bande à part de Jean-Luc Godard (1964) dans lequel les protagonistes se livrent à une visite du Louvre en 9 mn et 43 secondes chrono. Référence inévitable à un metteur en scène qui questionne la représentation de la peinture dans le cinéma.

Annelies Strba (1947) photographie sa famille, son décor quotidien, ses voyages, images qu’elle réunie sous le titre générique Shades of Times (1974-1997). Empreintes d’une histoire de la représentation dans l’art et se réclamant de la peinture de Balthus, ses photographies semblent atemporelles ou d’un temps indéterminé. Usant de la surexposition, du flou, elles traduisent le temps qui s’écoule et l’expression d’une volonté de sublimer le quotidien en exaltant son humilité : la beauté du presque rien, des petites choses, des instants fugaces. Sortant de l’intime, elle voyage et photographie des paysages, architectures extérieures voulant inscrire sa propre histoire dans celles des autres. Hiroshima mon amour (1994) est une photographie prise au cours d’un de ses voyages au Japon. Dans cette ville, épicentre de la bombe atomique, elle photographie un couple d’amoureux sur un banc à côté d’une moto rutilante. L’aspect clair, surexposé de la photographie comme voilée, installe le doute quant à sa contemporanéité et fait remonter le désastre vécu dans cette ville. S’installe également, comme dans l’ensemble des photographies de l’artiste, un va-et-vient entre douceur et aigreur, chaud et froid. Une contradiction de sentiments qui n’est pas sans faire écho au film d’Alain Resnais Hiroshima mon amour (1959) construit sur une juxtaposition d’histoires présentes et passées ainsi qu’une histoire d’amour vouée à l’échec dans le contexte de cette ville sacrifiée.

Depuis la fin des années soixante dix, Hiroshi Sugimoto (1948) déploie dans des séries photographiques une réflexion centrée sur des sujets susceptibles d’expérimenter la photographie dans sa capacité à traduire le passage du temps. En 1978, une première série Theater offre une typologie de l’architecture théâtrale et baroque des salles de cinéma des années vingt et trente dans le middle-west américain qu’il poursuit en 1993 avec une série consacrée aux Drive-in, véritables archétypes du cinéma et mode de vie américain. Hiroshi Sugimoto fixe l’appareil photographique face à l’écran, le temps d’exposition étant égal au temps de projection du film. La pellicule n’enregistre du mouvement des images que l’accumulation du flux de lumière. La photographie révèle un écran blanc dont la source lumineuse met en exergue l’environnement extérieur à l’écran. Il s’agit pour Hiroshi Sugimoto d’exposer le temps, son immatérialité dans le passage des images. Il recourt à une technique qui traverse l’histoire de la photographie, celle du temps de pose qui, à l’origine, permettait dans sa longueur d’impressionner une image sur la plaque photographique et aujourd’hui à contrario de réduire à une image vide une multitude d’images qui construisent une histoire. À l’instar du Louvre en 1mn 26 de Bénédicte Hébert, l’information est là, mais le spectateur ne peut la déchiffrer.

FRAC BASSE-NORMANDIE
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