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23/11/10

Exposition Felix Nussbaum, MAHJ, Paris. Une rétrospective d’un peintre trop méconnu en France

Felix Nussbaum Osnabrück, 1904 - Auschwitz, 1944 
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris
Jusqu'au 23 janvier 2011


Affiche de l'exposition Felix Nussbaum

Qui est FELIX NUSSBAUM ? Son œuvre a été redécouverte tardivement. On le connaît mal en France. Sa peinture n’y a jamais été montrée, sinon dans l’exposition  Face à l’histoire, au Centre Pompidou (1996). Le MAHJ présente jusqu’au 23 janvier 2011 la première rétrospective de son œuvre hors de l’Allemagne et des Etats-Unis. A travers 40 peintures et 19 dessins, elle rassemble les œuvres les plus importantes et les plus spectaculaires de l’artiste ; la plupart d’entre elles sont conservées dans la Felix-Nussbaum-Haus, musée que lui a consacré Osnabrück – Basse-Saxe –, sa ville natale, accomplissant ainsi sa volonté :
« Si je meurs, ne laissez pas mes peintures me suivre, mais montrez-les aux hommes »
Il est un peintre moderne allemand, formé au temps de la Nouvelle Objectivité et au contact des avant-gardes européennes des premières décennies du XXe siècle, notamment la  pittura metafisica italienne, le surréalisme international, références qui l’unissent à quelques uns de ses contemporains : Max Beckmann, Otto Dix, ou John Heartfield. Mais avant tout, il incarne de façon saisissante le parcours d’un artiste que sa condition de juif persécuté ne laissera jamais en repos. Ce bourgeois juif allemand, d’une famille honorable, au talent soutenu par son père et reconnu par ses pairs, espoir de la jeune peinture, se retrouve, un jour de 1933, mis au banc de l’académie, jeté sur les routes, sans retour. De critique de la bourgeoisie et de l’ordre établi, il devient le guetteur inquiet de la menace qui rôde. Il la rencontre désormais sous les traits de la révocation, de l’exil, de la guerre, de l’internement, et de la clandestinité : les nouvelles dramatiques forment les étapes d’un processus dont  l’issue ne fait pas de doute.

FELIX NUSSBAUM - BIOGRAPHIE
Né en 1904, Felix Nussbaum  étudie aux beaux-arts à Hambourg et à Berlin ; lauréat de l’Académie allemande à Rome, il est pensionnaire à la Villa Massimo en 1932. L’arrivée d’Hitler au pouvoir le précipitera sur le chemin d’un exil qui, après l’Italie, la Suisse et la France, le conduit à Ostende en Belgique. Arrêté après la défaite de la Belgique, le 10 mai 1940, en tant que ressortissant du Reich, il est déporté au camp de Saint-Cyprien dans le sud de la France. Evadé, fugitif il retourne à Bruxelles où il demeure caché, avec son épouse Felka Platek, une artiste juive polonaise. Il est finalement déporté avec elle, le 31 juillet 1944, à Auschwitz et assassiné. 
Son œuvre témoigne des influences qu’il revendique : le Douanier Rousseau, Van Gogh, Beckmann, Ensor, Chirico ; son goût pour l’autoportrait d’une part, et ses allégories de la Mort d’autre part, le rattachent aux maîtres anciens flamands et allemands. L’exil et le danger le plongeront dans une peinture existentialiste sur la condition du juif pourchassé auquel il donnera une expression fascinante.
Portraits et surtout autoportraits  scandent  l’œuvre  de l’artiste, évoquant ses interrogations, en tant qu’homme, fils, artiste, amant et proscrit ; Nussbaum use de symboles qui questionnent le pouvoir de l’art, et le rôle des modèles et des réalités auxquels il s’attache.  Sa peinture forme à la fois une traversée de  l’histoire de l’art, une trame narrative et autobiographique qui atteste d’un esprit d’une grande complexité et une fresque métaphysique d’une inquiétante étrangeté, qui décrit un monde conduit à sa destruction par la main de l’homme.
A travers cet événement, le MAHJ poursuit une série d’expositions consacrées à des artistes persécutés et assassinés lors de la Shoah, Friedl Dicker-Brandeis, Bruno Schulz, Charlotte Salomon, ou à des artistes rescapés et marqués à jamais par cette expérience, Isaac Celnikier ou Serge Lask.
Dans le cadre de cette exposition, une série de manifestations sont organisées : conférence, journée d’étude, témoignages filmés.

CATALOGUE de l'exposition publié en coédition par le MAHJ et Skira-Flammarion. Avec une introduction de Laurence Sigal, directrice du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, un texte de Inge Jaehner, directrice de la Felix-Nussbaum-Haus, « Pour une histoire de la collection », ainsi qu'un texte de Philippe Dagen, historien de l'art, Université de Paris I, conseiller scientifique de l'exposition : « L’art philosophique de Felix Nussbaum »
192 pages, format 24 x 26 cm, 30 EUR

L'exposition a été organisée avec la participation exceptionnelle de la Felix-Nussbaum-Haus d’Osnabrück. Elle a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, de la Fondation Pro-MAHJ, de la Fondation du Judaïsme Français, de la direction régionale des Affaires culturelles d’Ile-de-France et de donateurs privés.
Commissaires de l'exposition : Nathalie Hazan-Brunet, Laurence Sigal, assistées de Virginie Michel
Conseiller scientifique : Philippe Dagen, professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne

MUSEE D'ART ET D'HISTOIRE DU JUDAISME Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
www.mahj.org 
22-09-2010 - 23-01-2011

21/09/10

Expo Judit Reigl, Nantes, Musée des Beaux-Arts - Depuis 1950, le Déroulement de la peinture

Judit Reigl 
Depuis 1950, le Déroulement de la peinture
Musée des Beaux-Arts de Nantes 
Commissaires : Blandine Chavanne et Alice Fleury 
9 octobre 2010 - 2 janvier 2011

Le musée des Beaux-Arts de Nantes organise une rétrospective de Judit Reigl présentant la richesse et la complexité du travail de cet artiste majeure. Son parcours est illustré à travers une sélection d’environ 90 peintures et quelques œuvres sur papier issues de collections publiques françaises, de collections partculières françaises et étrangères ainsi que de l’atelier de l’artiste. 

Biographie de Judit Reigl

Après avoir suivi les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Budapest de 1941 à 1946, Judit Reigl reçoit une bourse pour partr en voyage d’étude en Italie. Ce séjour initatque durera trois ans et sera l’occasion de découvrir les œuvres qui vont marquer son art, tout en questonnant l’actualité de sa propre créaton. A son retour, Judit Reigl (née en 1923 à Kapuvar) décide de quiter défnitvement son pays natal, la Hongrie, pour la France. Après huit tentatives, elle réussit à traverser le « rideau de fer » et arrive finalement à Paris le 25 juin 1950.   

Elle peint des images oniriques qui atirent très vite l’atention d’André Breton. Toutefois, à la recherche d’un « automatisme total à la fois psychique et physique », elle entreprend à partir de 1953 la réalisaton d’une œuvre picturale abstraite, qui l’éloigne rapidement du groupe surréaliste. Ce moment de sa carrière est marqué par une intense gestualité (Eclatement, Centre de dominance). Au cours des années 1960, la figure humaine ressurgit à nouveau dans ses deux séries Homme puis Drap, Décodage, mais de manière quasi spectrale, sur des fonds vides. Ses Déroulement des années 1970-80, défnis par l’artiste en tant qu’« action dans la durée pour trouver cette source fixe qui permet que le mouvement existe », illustrent un retour à l’abstracton et entérinent l’importance du geste dans la démarche picturale de l’artiste. 

Le travail de Judit Reigl, de ses premières œuvres jusqu’à ses développements les plus récents, témoigne d’une lutte avec la matière et la forme, d’une insatiable recherche sur la matérialité de la peinture et l’identité du corps humain. Sa peinture échappe à toutes classifications puisqu’elle passe librement de l’abstraction à la figuration (anthropomorphique) sans contradiction aucune. Ces passages successifs, ces allers-retours d’une série à l’autre caractérisent ainsi l’ensemble de son œuvre.

Les œuvres de Judit Reigl ont été récemment exposées au Musée Natonal d’Art moderne, Centre Pompidou dans l’expositon elles@centrepompidou (mai 2009 - février 2011). Elles sont récemment entrées dans les collections du Metropolitan Museum of Art, du MOMA à New York et de la Tate Modern à Londres. Une importante rétrospective lui a été consacrée au Centre for Modern and Contemporary Arts à Debrecen en Hongrie (17 juin - 19 septembre 2010).

L'exposition

L’exposition présente de manière chronologique les grands moments qui jalonnent la carrière de Judit Reigl, et permet de rendre hommage à une artiste dont le parcours se situe à l’écart des modes mais croise cependant tous les questionnements de la peinture contemporaine. Les expérimentations de Judit Reigl sont proches de celles menées dans les années 1950 par des artistes comme Jean Degottex ou Simon Hantaï, ou encore de celles du mouvement Supports-Surfaces dans les années 1970.

Le parcours de Judit Reigl répondant à celui de la collection de peintures du musée, parallèlement à l’exposition, un nouvel accrochage est présenté dans les salles d’art moderne et contemporain. 

Une programmation de musique, films et lectures accompagne l’exposition.
L’expositon bénéficie du soutien de la Société Générale.

Commissaires de l'exposition
Blandine Chavanne est conservatrice en chef et directrice du musée des Beaux-Arts de Nantes
Alice Fleury est chargée de la collecton d’art contemporain au musée des Beaux-Arts de Nantes

Un catalogue 
Publié chez Fage, le catalogue de l'exposition réunira des textes de :
Blandine Chavanne,
Alice Fleury,
Guitemie Maldonado, maître de conférences à l’Université de Paris I,
Alison de Lima Greene, conservateur au Musée des Beaux-Arts de Houston,
Marcelin Pleynet, critque d’art et essayiste,
des textes de Judit Reigl,
et un entretien de Jean-Paul Ameline.

Musée des Beaux-Arts de Nantes 
10 rue Georges-Clemenceau - Nantes
www.museedesbeauxarts.nantes.fr
Tramway : ligne 1, arrêt Duchesse Anne + Busway (place Foch)

14/05/10

Exposition Achille Laugé au Musée de la Chartreuse, Douai

Achille Laugé
Le point, la ligne, la lumière
Musée de la Chartreuse, Douai
Jusqu'au 6 juin 2010

Rien ne prédisposait Achille Laugé (1861-1944) à devenir peintre : né dans une famille de cultivateurs audois, il commence son apprentissage à Toulouse avant de s’inscrire en 1881 à l’Ecole des Beaux-arts à Paris. Dans les classes de Gérôme  et de  Cabanel, un trio d’amis inséparables se forme, trois « pays » : Achille Laugé, Emile-Antoine Bourdelle, Aristide Maillol. Peu satisfait de l’apprentissage académique, Achille Laugé découvre au Salon des Indépendants les toiles de Seurat. La révolution picturale engagée par les Néo-impressionnistes fait l’objet de discussions passionnées dans l’atelier qu’il partage avec Maillol.

En 1888, Achille Laugé retourne dans sa région natale et s’installe dans le petit village de Cailhau, près de Carcassonne. C’est là que, seul face à la lumière méridionale, il applique la technique de la division des couleurs. Loin des cercles artistiques de la capitale et de la notoriété qu’ils auraient pu lui procurer, il peint sans relâche des oeuvres éclatantes, à la lumière subtilement divisée, aux tons purs et à la géométrie rigoureuse. La richesse de son œuvre vient de cette recréation personnelle, empirique, de la méthode de  Seurat ; loin d’être un suiveur appliquant une esthétique définie par d’autres, il produit une oeuvre profondément personnelle et sensible, tant par les  accords de teintes que par l’attention portée aux variations de la lumière. Travaillant toujours sur les mêmes sites, il synthétise les formes, refuse le pittoresque ou l’anecdote.

Achille Laugé n’a pas été reconnu par ses contemporains, à l’exception d’un petit cénacle d’amateurs éclairés autour de la  Revue Méridionale. Sa notoriété n’a cessé de grandir après sa mort et le marché de l’art le reconnaît aujourd’hui comme un maître de ce Néo-impressionnisme au sein duquel on distingue maintenant les vrais créateurs des suiveurs tardifs.

Parmi les artistes qui ont pratiqué - brièvement parfois - le divisionnisme, rares sont ceux qui ont montré autant de détermination et de persévérance. Simplicité et rigueur exigeante sont probablement les mots qui caractérisent le mieux le travail de Laugé, ainsi que son œuvre faite « de logique sereine, de sensibilité émue et d’une raison maîtrisée » selon la formule de son ami Bourdelle.

Cette exposition est la première d’une telle ampleur consacrée à Achille Laugé : présentée tout d’abord à Carcassonne et à Limoux (2009), au coeur des paysages qui ont inspiré l’artiste, elle se poursuit à Douai, dans ce musée de la Chartreuse riche d’un beau fond de peintures néo-impressionnistes. 

Une centaine d’oeuvres, souvent inédites, sont présentées dans le cadre de cette exposition au musée de la Chartreuse. Ces oeuvres proviennent de musées et de collections privées, conservées en France, en Europe et aux Etats-Unis. Le visiteur passe progressivement des oeuvres marquantes de la décennie 1890 - au divisionnisme très serré et aux touches de formes variées - aux compositions des années suivantes, où ces touches se font plus amples, sans que jamais le peintre n’abandonne le principe des couleurs pures disposées selon la loi du contraste simultané. 

Une salle est consacrée à la commande passée à partir de 1910 à Achille Laugé par Gustave Geffroy, alors Administrateur de la Manufacture des Gobelins. Les maquettes, tapisseries, tapis et meubles sont présentés en totalité.

Commissariat scientifique : Nicole Tamburini, historienne de l’art, spécialiste du néo-impressionnisme et d’Achille Laugé

Commissariat général : Anne Labourdette, conservatrice du musée de la Chartreuse

En partenariat avec le musée des Beaux-arts de Carcassonne et le musée Petiet de Limoux (Aude)

Achille Laugé, Le point, la ligne, la lumière
27 février - 6 juin 2010

Musée de la Chartreuse
130, rue des Chartreux
59500 Douai

Exposition Carte blanche à Bedri Baykam, Hommage à Edvard Munch, Pinacothèque de Paris

Exposition Art contemporain > France > Ile-de-France > Paris 75008 > Pinacothèque de Paris

Exposition Art contemporain > Bedri Baykam

 

PINACOTHÈQUE DE PARIS

Carte blanche à Bedri Baykam - Hommage à Edvard Munch

Jusqu'au 18 juillet 2010

 

Bedri Baykam, Munch, une vie, 2010

  Bedri Baykam, Munch, une vie, 2010. Travail lenticulaire. 185 x 240 cm.
  © Bedri Baykam.    Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

C’est en 2002, lors de la deuxième biennale d’art contemporain de Buenos Aires où il est juré, que Marc Restellini remarque Bedri Baykam. Fasciné par un style débridé et une vraie liberté de ton  où se croisent un monde de références et un expressionnisme très transgressif, Marc Restellini pense naturellement à Bedri Baykam pour une «  carte blanche » en hommage à Edvard Munch. Marc Restellini voit également en Bedri Baykam une possibilité de donner la parole à un intellectuel turc très engagé qui réintroduit le rapport du politique à l’art dans un contexte tendu sur fond de décor d’une entrée de la Turquie dans l’Europe.

 

Bedri Baykam, La Sirène, 2010

  Bedri Baykam, La Sirène, 2010. Travail lenticulaire. 185 x 240 cm.
  © Bedri Baykam.     Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

 Bedri Baykam, Résurrection ambiguë de l’amour fou, 2010

  Bedri Baykam, Résurrection ambiguë de l’amour fou, 2010 
  Travail lenticulaire. 120 x 90 cm. 
  © Bedri Baykam. Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

A travers un ensemble de treize tableaux en relief, de grands formats, où se mêlent les graffitis, le collage  et la photo, Bedri Baykam réinterprète l’oeuvre d’Edvard Munch. L’artiste s’est emparé du procédé lenticulaire, technique utilisée habituellement pour donner du relief aux cartes postales et l’a réadaptée à travers une mixité de matériaux et de champs optiques permettant de développer une quatrième dimension donnant un effet de relief à ses toiles, celle du temps : trait d’union entre le passé, le présent et l’avenir. Cette nouvelle technique qu’il a choisie d’appeler « les 4D » suscite depuis 2007 beaucoup d’intérêt en Europe et aux États-Unis.

 

bedri_baykam_5

  Bedri Baykam, Cabaret - Paris, 2010. Travail lenticulaire. 185 x 240 cm.
  © Bedri Baykam.   Courtesy de l’artiste / Pinacothèque de Paris

 

Bedri Baykam, L’enfant malade, 2010

  Bedri Baykam, L’enfant malade, 2010
  Travail lenticulaire. 185 x 120 cm.
  © Bedri Baykam
  Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

Ses thèmes de prédilection oscillent entre un érotisme plutôt rabelaisien et une réinterprétation de l’histoire de l’art, sans omettre surtout la toile de fond politique perceptible dans la plupart de ses travaux. Car Bedri Baykam, ardent kémaliste, également écrivain, est souvent considéré comme l’un des principaux intellectuels turcs opposés au mouvement islamiste qui domine la scène politique en Turquie actuellement. Après avoir mis en peinture ses « Couches Transparentes » (1998-2000) et exploité divers champs de lumière sur ses photos digitales, (série «  Intrigues Féminines » 2000-2002) il a également produit une série de «  Transparences matérielles » (2006-2007). Le résultat de ces expériences sur la surface lenticulaire lui a permis de creuser en profondeur cette sensation de vertige et de voyage dans le temps.

 

Bedri Baykam, Mort Orgasmique (Madone), 2010

  Bedri Baykam, Mort Orgasmique (Madone), 2010
  Travail lenticulaire.  185 x 120 cm.
  © Bedri Baykam
  Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

Bedri Baykam, Voyage dans l’inconnu, 2010

  Bedri Baykam, Voyage dans l’inconnu, 2010
  Travail lenticulaire. 120 x 90 cm.
  © Bedri Baykam
  Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

A l’occasion de cette «  carte blanche » Bedri Baykam est allé à Oslo sur les pas d’Edvard Munch, poussant ses investigations jusqu’à Aasgaardstrand, village de pêcheurs où l’artiste norvégien fit subir à ses toiles son «  traitement de cheval ».

 

Bedri Baykam, Puberté (1), 2010

  Bedri Baykam, Puberté (1), 2010
  Travail lenticulaire. 185 x 120 cm.
  © Bedri Baykam
  Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

Bedri Baykam, Puberté (2), 2010

  Bedri Baykam, Puberté (2), 2010
  Travail lenticulaire. 120 x 90 cm.
  © Bedri Baykam
  Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

Bedri Baykam, La danse de la vie et le sphinx, 2010

Bedri Baykam, La danse de la vie et le sphinx, 2010
Travail lenticulaire. 185 x 120 cm.
© Bedri Baykam
Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

Parallèlement  à  l’exposition  Edvard Munch ou l’« anti-Cri » ses versions  personnelles sur la « Madone », « Le Baiser », « Puberté », « La Sirène », « La danse de la vie », « L’enfant malade », ou encore « Jaeger et les autres » et inévitablement « Le Cri », transcrivent l’importance du vécu personnel dans l’œuvre de Munch : une orchestration se jouant entre ses sources d’inspiration, ses nombreuses réflexions et explorations artistiques, ses tourments et ses démons. Un Munch multidimensionnel à vrai dire, pure synthèse de complexité, de sensibilité et de créativité à l’état brut.

 

Bedri Baykam, Le Cri, 2010

  Bedri Baykam, Le Cri, 2010. Travail lenticulaire. 185 x 240 cm.
  © Bedri Baykam.    Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

Bedri Baykam, Le Baiser, 2010

  Bedri Baykam, Le Baiser, 2010.
  Travail lenticulaire. 185 x 120 cm. 
  © Bedri Baykam.
  Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

 Bedri Baykam, La Bohème de Christiania - Hans Jaeger et les autres, 2010

Bedri Baykam, La Bohème de Christiania (Hans Jaeger et les autres), 2010 
Travail lenticulaire. 185 x 240 cm.
© Bedri Baykam.    Courtesy de l'artiste / Pinacothèque de Paris

 

 

Carte blanche à Bedri Baykam – Hommage à Edvard Munch
15 avril au 18 juillet 2010

PINACOTHÈQUE DE PARIS
28, place de la Madeleine
75008 Paris
Tél. : 01 42 68 02 01

Directeur : Marc RESTELLINI
Assisté de Françoise KÜNZI

HORAIRES ET TARIFS
La Pinacothèque de Paris est ouverte tous les jours de 10h30 à 18h. Fermeture de la billetterie à 17h15. Le samedi 1er mai et le mercredi 14 juillet 2010, ouverture de 14h à 18h. Nocturne tous les mercredis jusqu’à 21h (fermeture de la billetterie à 20h15)
L’exposition « Carte blanche à Bedri Baykam – Hommage à Edvard Munch » se déroule dans le patio du musée en accès libre.

ACCES
Métro : lignes 8, 12 et 14, station Madeleine, sortie place de la Madeleine
Bus 42 et 52, arrêt : Madeleine et Madeleine-Vignon. Bus 24, 84 et 94, arrêt : Madeleine
Stations Vélib’ : face 4 Bd Malesherbes / 4 rue Godot de Mauroy / 4 place de la Madeleine
Parcs de stationnement : Madeleine Tronchet Vinci / Rue Chauveau-Lagarde / Rue Caumartin
Le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite.

 

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07/05/10

De Manet à l’impressionnisme : Une renaissance moderne

Exposition Art moderne > Impressionnistes
Exposition Art moderne > Espagne > Madrid
Exposition Art moderne > Etats-Unis > San Francisco
Exposition Art moderne > Etats-Unis > Nashville

De Manet à l’impressionnisme :
Une renaissance moderne
Exposition Hors les murs du Musée d'Orsay, Paris
De Madrid à San Francisco et Nashville

De Manet à l’impressionnisme : Une renaissance moderne est une exposition hors les murs du Musée d'Orsay. Elle ne comprend donc que des tableaux du musée choisis par les commissaires d'exposition en fonction de la problématique retenue.
De Manet à l’impressionnisme : Une renaissance moderne a déjà été exposé à la Fondation Mapfre à Madrid (11 janvier - 22 avril 2010). A partir de mai, elle sera aux Etats-Unis, à San Francisco, au Fine Arts Museums of San Francisco (22 mai - 6 septembre 2010), puis à Nashville au Frist Center for Visual Arts Nashville (14 octobre 2010 - 23 janvier 2011).

Un succès à Madrid
Avec 90 des grands chefs-d'oeuvre de Manet, Monet, Renoir, Sisley, Pissarro et Cézanne, la Fondation Mapfre souligne que c'est la première fois qu'un ensemble d'oeuvres impressionnistes de cette importance est présenté en Espagne. Le bilan de la fréquentation de l'exposition est des plus positif. Entre janvier et avril 2010, plus de 327.000 visiteurs ont pu admirer les oeuvres des plus grands peintres de l'impressionnismes du Musée d'Orsay. La Fondation Mapfre note que l'exposition "a été l'une des plus grandes réalisations culturelles de la saison d'hiver à Madrid et a battu tous les records de fréquentation".

Impresionismo
Couverture du catalogue de l'exposition à la Fondation Mapfre
Impresionismo. Un nuevo renacimiento

Textes de Stéphane Guégan et Alice Thomine, Conservateurs au Musée d'Orsay
Fundacion Mpfre, Madrid, 2010 - ISBN : 978-84-9844-203-8 - Langue: Espagnol - Prix: € 48

L’impressionnisme a-t-il encore quelque chose à nous apprendre sur ses sources, sa naissance, ses mutations et ses accointances avec l’époque de son premier épanouissement ? C’est le pari de cette exposition qui s’efforce de décloisonner le mouvement en le confrontant à la production des années 1870 dans son ensemble. L’exposition débute avec Manet et se referme sur lui : la période couverte, en somme, va du Fifre à l’Evasion de Rochefort, de la fin des années 1860 au début des années 1880. Elle vise avant tout à restituer l’unité d’une période et non à durcir l’opposition entre les mouvances qui la constituent. De salle en salle, le visiteur est amené à en évaluer les différentes composantes : l’influence hispanique sur des artistes aussi différents que Whistler et Carolus-Duran, l’“école des Batignolles” au sein de laquelle Bazille, Monet, Renoir font leurs premières armes après voir quitté l’atelier de Gleyre, l’héritage de Courbet et Millet sur le naturalisme de Salon (Breton, Bastien-Lepage, Falguières, etc.), l’aventure impressionniste et sa légende noire, la cordée Cézanne/Pissarro, la question du féminin à travers la figure de Berthe Morisot et l’évolution de l’art dit académique, loin des supposés diktats de l’école des Beaux-Arts.

Même au Salon, la peinture échappe pour partie aux catégories et aux canons traditionnels. A côté de l’expression baroque d’Henri Lévy ou des chairs satinées de William Bouguereau, la poésie de Gustave Moreau ou de Puvis de Chavannes ouvre la voie au symbolisme sans tourner le dos aux préoccupations actuelles. Bref, chacun affronte un monde de l’art aussi mobile que les lignes de partage esthétiques. “Notre but néanmoins se veut résolument étranger au révisionnisme qui a parfois accompagné la réhabilitation des “pompiers” “ précisent les commissaires de l’exposition du musée d’Orsay.

Tenir compte de la dimension collective d’une période donnée, aussi anarchique que soient les années 1870 en apparence, ne suppose pas qu’on ignore ce qui distingue les grands créateurs des moindres artistes. Rapprocher n’est pas confondre.

Le musée d’Orsay depuis vingt ans est partie liée à cette nouvelle appréciation des années 1870. Sa vocation reste de montrer la seconde moitié du XIXe siècle dans toute sa diversité artistique en rapprochant Manet de Couture et Moreau de Degas, puisque leurs chemins se sont croisés. A l’occasion des travaux que le musée connaîtra en 2010, cette exposition riche en chefs-d’oeuvre illustre parfaitement la position singulière qu’occupe Orsay dans le paysage international. Telle qu’elle est envisagée ici, soulignent les commissaires, la modernité ne ressemble plus au club fermé qu’a chéri le XXe siècle. Elle se signale plutôt par cet accord, variable mais authentique, qui rattache chacun des tableaux sélectionnés à son acte de naissance et à son entrée dans l’espace public. Manet, aux deux extrémités du parcours, rappelle que l’époque fut en effet hantée par la question du Salon et sa réforme perpétuelle, jusqu’au moment où Jules Ferry, en 1880, l’affranchit du contrôle de l’Etat. Le décès précoce de Manet coïncide avec ce tournant majeur de l’histoire de l’art moderne. Les années 1866-1883 voient donc simultanément la “mort du Salon” et l’essor d’un marché des images plus ouvert. 

Les années 1870 constituèrent à tous égards une période de renaissance. Profondément meurtri par la guerre, amputé de ses provinces de l’Est, traumatisé par la Commune et sa terrible répression, la France aspirait à un renouvellement. La municipalité parisienne venait de lancer la reconstruction de l’Hôtel de ville (1873), tandis que la France conservatrice se mobilisait autour du Sacré-Coeur (concours en 1874), chantier destiné à racheter les “fautes”. La République des ducs mit aussi un point d’honneur à décorer le Panthéon de peintures réparatrices ou réconfortantes.

Puvis de Chavannes, actif durant le siège et très présent au Salon, réalise son grand cycle décoratif dédié à sainte Geneviève. Alors que Courbet est condamné à l’exil, puis à mourir en Suisse, son exemple reste marquant. Manet n’est pas le seul à lui rendre hommage à distance, tout en restant libre du réalisme de son aîné. Il n’adhère pas davantage à l’esthétique de ses amis Monet et Degas. Certains des chefsd’oeuvre de l’exposition réveillent le souvenir du combat politique qui fut le sien avant 1879, et auquel s’associaient naturellement son obstination à forcer les portes de l’exposition officielle et son soutien à l’entreprise des peintres impressionnistes...

Sections de l'exposition
– Triomphe de Manet ?
– Hispanisme parisien
– L’Ecole des Batignolles
– L’année terrible (1870-1871)
– Réalismes : l’héritage de Millet et Courbet
– Le Salon : anciens et modernes
– Monet / Renoir / Sisley
– Pissarro / Cézanne
– Peintres femmes / Femmes peintes
– Degas : saisir la vie moderne
– Manet entre impressionnisme et retour au Salon

Commissaires de l'exposition Paris : Guy Cogeval, président du musée d’Orsay ; Stéphane Guégan et Alice Thomine, conservateurs au musée d’Orsay
Madrid : Pablo Jimenez Burillo, directeur général de l’Institut culturel de la Fondation Mapfre
San Francisco : John E.Buchanan, Directeur du Fine Arts Museums of San Francisco
Nashville : Susan Edwards, Directrice du Frist Center for Visual Arts.

De Manet à l’impressionnisme : Une renaissance moderne
Exposition hors les murs du Musée d’Orsay, Paris
Fondation Mapfre, Madrid : 11 janvier - 22 avril 2010
Fine Arts Museums of San Francisco, De Young, San Francisco : 22 mai - 6 septembre 2010
Frist Center for Visual Arts Nashville : 14 octobre 2010 - 23 janvier 2011