Showing posts with label Nantes. Show all posts
Showing posts with label Nantes. Show all posts

10/11/23

Expo Photos Un Monde à guérir @ Le Lieu Unique, Nantes - 160 ans de photographie à travers les collections de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

Un monde à guérir 
160 ans de photographie à travers les collections de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
Le Lieu Unique, Nantes
27 octobre 2023 - 7 janvier 2024

Photographie © CICR/Boris Heger 
Courtoisie Le Lieu Unique, Nantes

Auguste Bauernheinz
Auguste Bauernheinz 
Internés français blessés de l’armée de Bourbaki,
guerre franco-prussienne, Lausanne, Suisse, 1871 
Archives CICR

Aimé Jolliet
Aimé Jolliet
Croix-Rouge au Malawi, 1970 
© CICR. Courtesy MICR

J. M. Gourstikker
J. M. Gourstikker
Arrivée de boat people, Malaisie, 1979
Photographie © FICR

Alan Meier
Alan Meier
Manifestation de femmes membres de la famille de détenus, Gaza, 2005 
Photographie © CICR

Boris Heger
Boris Heger
 
Site de distribution de nourriture, Abata, Soudan, 2006 
Photographie © CICR

Omniprésente dans l’actualité, l’image humanitaire est entrée dans notre quotidien il y a plus d’un siècle. Elle nous paraît souvent immédiate et univoque. La photographie cadre une scène et en offre une interprétation. Or la réalité du terrain est toujours plus complexe que sa représentation.

Partager un patrimoine photographique exceptionnel

Avec plus de 600 images de 1850 à nos jours, Un monde à guérir est le fruit de plus de deux ans de recherche menée au sein des collections du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (MICR), du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR). Le projet est coproduit en partenariat avec les Rencontres de la photographie d’Arles.

Entre images publiques, conçues pour communiquer l’urgence de l’action humanitaire, et images plus confidentielles, l’exposition révèle, sur une très grande variété de supports, un patrimoine resté peu exploré à ce jour.

Réunissant de grands noms de la photographie, notamment de l’agence Magnum Photos tels que Werner Bischof, Susan Meiselas ou encore Raymond Depardon, Un monde à guérir présente aussi des images prises par des collaborateurs et collaboratrices du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et par des personnes directement affectées par les crises. Aboutissant sur une section consacrée aux travaux d’Alexis Cordesse qui partage les photographies personnelles conservées par les migrant·es, elle offre une multiplicité des points de vue et attire l’attention du public sur la complexité du terrain, au-delà de sa représentation.

Cecilia Goin
Cecilia Goin 
Retrouvailles entre deux frères après plus de vingt ans 
de séparation, Sinnar, Soudan, 2007 
Photographie © CICR

Eric Quintero
Eric Quintero
Haïti, 2010 
Archives FICR

Jonathan Pease
Jonathan Pease
Philippines, 2012 
Photographie © CICR

Kathryn Cook-Pellegrin
Kathryn Cook-Pellegrin
Niger, 2016
Photographie © CICR

Nouvelles clés de lecture des photographies qui font l’actualité

Un monde à guérir propose, étape par étape, des clés de lecture pour comprendre les codes de représentation de l’image humanitaire. Le public est invité à la regarder dans une perspective critique et à interroger d’où elle vient, ce qu’elle raconte et ce qu’elle ne montre pas. En parcourant les intentions à l’oeuvre, elle articule une grammaire visuelle de l’action humanitaire qui nous permet d’outiller notre regard.

Pour Nathalie Herschdorfer, co-commissaire de l’exposition, il s’agit de valoriser la mission utilitaire de la photographie et ce que les images disent de notre époque : « La connaissance du passé, de l’histoire, s’est beaucoup faite au travers de l’écrit. Or l’histoire humanitaire ne peut pas être abordée sans celle de la photographie. Seulement 25 ans séparent l’invention de la photographie en 1839 et la création du CICR en 1863, leur destin respectif est intimement lié. Aujourd’hui plus que jamais, il est difficile de concevoir l’humanitaire sans image ». 

Le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pose une question centrale : en quoi l’action humanitaire nous concerne-t-elle toutes et tous, ici et maintenant ? L’exposition offre une piste de réponse. Pour Pascal Hufschmid, directeur du Musée et co-commissaire : « Avec Un monde à guérir, nous souhaitons partager un patrimoine photographique exceptionnel conservé à Genève, capitale mondiale de l’action humanitaire. Il nous permet de poser un regard différent sur les images de conflits ou de catastrophes qui font l’actualité quotidienne de nos médias. Dans le domaine humanitaire, une image ne vaut jamais mille mots ».

Gabriel Ndukwe
Gabriel Ndukwe
Enfant jouant avec son animal de compagnie,
Prison Waterfront, Port Harcourt, Nigeria, 2017 
Photographie © CICR

Stylianos Papardelas
Stylianos Papardelas
Grèce, 2019 
Photographie © CICR

Charbel Barakat
Charbel Barakat
Liban, 2020 
Photographie © CICR

Les commissaires de l’exposition

Nathalie Herschdorfer (1972, Suisse) est commissaire d’exposition et historienne de la photographie. Elle est directrice de Photo Elysée à Lausanne, après avoir dirigé le Musée des beaux-arts du Locle en Suisse où elle a exposé de nombreux photographes, notamment Henri Cartier-Bresson, Noémie Goudal, Todd Hido, Alex Prager, Viviane Sassen et Hiroshi Sugimoto. Elle enseigne la photographie et est l’autrice de plusieurs ouvrages, parmi lesquels CORPS Photographie, Mountains by Magnum Photographers, Le dictionnaire de la photographie, Jours d’après : quand les photographes reviennent sur les lieux du drame et Papier glacé : un siècle de photographie de mode chez Condé Nast – une exposition produite par FEP et qui a circulé dans 15 pays.

Pascal Hufschmid (1980, Suisse) est historien de l’art, spécialisé en photographie. Il s’appuie sur son expérience des musées, du marché de l’art et des organisations internationales pour développer des projets pluridisciplinaires, en Suisse et à l’étranger. Directeur général du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (MICR) à Genève depuis 2019, il amène l’action humanitaire, l’art et la recherche à entrer en conversation au profit d’un large public, assurant notamment le commissariat des expositions Covid-19 et nous par Magnum Photos et vous (2019) et Concerné.e.s. 30 artistes face aux questions humanitaires (2021). Avant de rejoindre le MICR, il était membre de la direction de Photo Elysée à Lausanne, où il a, entre autres, conçu et développé le Prix Elysée, un prix international de soutien à la photographie.

LE LIEU UNIQUE
Quai Ferdinand-Favre, 44000 Nantes

06/11/21

Arts de l’Islam : 18 expositions - 18 villes - Un passé pour un présent - Une coproduction Réunion des musées nationaux - Grand Palais et musée du Louvre

 Arts de l’Islam 
Un passé pour un présent 
18 expositions - 18 villes : Angoulême, Blois, Clermont-Ferrand, Dijon, Figeac, Limoges, Mantes-la-Jolie, Marseille, Nancy, Nantes, Narbonne, Rennes, Rillieux-la-Pape, Rouen, Saint-Denis, Saint-Louis à La Réunion, Toulouse, Tourcoing
20 novembre 2021 - 27 mars 2022

Arts de l'Islam
Arts de l’Islam
Un passé pour un présent
Affiche de l’exposition © H5

Depuis sa création en 2012, le département des Arts de l’Islam du Louvre offre au public une immersion au sein des cultures islamiques, de l’Espagne à l’Inde, du VIIème au XIXème siècle, et révèle l’importance des échanges anciens, étroits et féconds tissés entre la France et l’Orient. Témoins artistiques et historiques, les œuvres d’art illustrent la diversité culturelle et confessionnelle au sein du monde islamique depuis treize siècles. Elles sont le reflet de la circulation des idées et des hommes mais aussi de l’héritage pluriel du patrimoine français. Face aux fanatismes religieux, la culture se doit d’être sans relâche un rempart et un levier pour transmettre, ouvrir à l’autre, redonner des clés de compréhension de passés croisés pour construire un avenir partagé.

C’est dans cette perspective que le ministère de la Culture a demandé au musée du Louvre et à la Réunion des musées nationaux – Grand Palais d’organiser à l’automne 2021 un projet destiné à un très large public, et aux jeunes générations en particulier, pour poser un nouveau regard sur les arts et les cultures de l’islam.

Du 20 novembre 2021 au 27 mars 2022, 18 expositions dans autant de villes de France sont ainsi présentées au public, dans un musée, une médiathèque, une bibliothèque, un espace culturel.

Pour chaque accrochage, 10 œuvres, à la fois historiques et contemporaines, issues du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre et de collections nationales et régionales, incarneront la richesse des cultures de l’Islam et leur inscription dans l’histoire de France depuis plus de 1 300 ans. Plus de 180 œuvres au total sont ainsi présentées au public : une lampe de mosquée du XIe siècle provenant de Jérusalem (musée du Louvre), un chandelier de l’époque de Saladin signé par un artiste de Mossoul racontant la vie de Jésus (musée du Louvre), des boîtes de toilettes en ivoire du XIIIe siècle ayant appartenu aux duchesses de Bourgogne, provenant de l’abbaye de Cîteaux et aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Dijon, une œuvre de l’artiste Hiwa K, One room apartment (FRAC Normandie) ou bien les Collages de Topak Ev de l’artiste française d’origine turque Nil Yalter.

Cette initiative vise également à éclairer le public sur la grande diversité des territoires et des populations concernées par l’Islam. La civilisation islamique est autant arabe que turque, indienne qu’iranienne, asiatique ou maghrébine… Les œuvres présentées feront valoir une large variété de pratiques et sensibilités artistiques, évoquant des scènes de vie, la nature, le désir amoureux, un simple décor de palais ou de mosquée.

Si l’exposition Arts de l’Islam, Un passé pour un présent incite à la curiosité, la manifestation est peut-être avant tout une invitation à venir s’émouvoir. Rien n’empêche d’ailleurs quiconque de vouloir s’organiser un tour de France en 18 étapes pour découvrir autant de témoignages livrés par ses œuvres. Dialogue entre les œuvres passées et présentes, chaque exposition propose une œuvre d’un artiste contemporain d’un pays du monde islamique, reflet d’une vision du monde actuel et du rapport à leur héritage.

Une attention particulière sera portée à la médiation culturelle grâce à la conception de plusieurs outils pédagogiques : un livret d’une quinzaine de pages présentant l’exposition, des cartels développés, la diffusion d’un film dans chaque lieu d’exposition offrant une échappée dans les pays d’origine de ces œuvres et un site internet de ressources numériques compatible au format smartphone et consultable notamment durant la visite des expositions. En outre, une programmation culturelle associée à l’exposition est mise en œuvre dans chaque ville (conférences, débats, spectacles vivants, cinéma…), animée par des équipes de médiateurs et, dans certains lieux, par des étudiants de l’école du Louvre. Un espace de discussion pouvant accueillir entre 20 et 30 personnes est intégré à chaque exposition.

S’appuyant sur une étroite collaboration avec le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chacune de ces expositions a été spécifiquement conçue pour s’adresser aux élèves et à leurs professeurs. Un plan national de formation, décliné dans chacune des académies d’accueil des expositions, sera proposé à l’automne afin d’accompagner les professeurs dans l’appropriation des œuvres présentées et les aider à construire des séquences pédagogiques pluridisciplinaires, associant notamment éducation artistique et culturelle et éducation morale et civique. En contribuant à la formation des professeurs sur la connaissance de la civilisation islamique et de l’histoire de ses relations avec la France et l’Europe, ce plan a vocation à enrichir la culture humaniste des élèves et à nourrir leur rapport à l’altérité qui sont au fondement de l’Ecole. 

Lieux d'exposition dans chacune des villes :

Musée du Papier  
134 rue de Bordeaux, 16000 Angoulême

Bibliothèque Abbé-Grégoire
4-6 place Jean-Jaurès, 41000 Blois

Musée d'art Roger-Quilliot
Quartier historique de Montferrand
Place Louis-Deteix, 63100 Clermont-Ferrand

Musées des Beaux-Arts
Palais des Ducs et des États de Bourgogne
Place de la Sainte-Chapelle, 21000 Dijon

Musée Champollion - Les Ecritures du Monde
Place Champollion, 46100 Figeac

Galerie des Hospices
2 rue Félix Eboué, 87000 Limoges

Musée de l'Hôtel-Dieu
1 rue Thiers, 78200 Mantes-la-Jolie

Bibliothèque l'Alcazar 
58 cours Belsunce, 13001 Marseille

Galerie Poirel
3 rue Victor Poirel, 54000 Nancy

Passage Sainte-Croix
9 rue de la Baclerie, 44000 Nantes

Chapelle des Pénitents Bleus
3 place Roger-Salengro, 11100 Narbonne

Musée des Beaux-Arts
20 Quai Émile Zola, 35000 Rennes

Médiathèque L'Échappée
83 avenue de l’Europe, 69140 Rillieux-la-Pape

Musée de la Céramique
1 rue Faucon, 76000 Rouen

Musée d'art et d'histoire Paul Éluard
22bis rue Gabriel Péri, 93200 Saint-Denis

Musée des arts décoratifs de l'océan Indien
Domaine de Maison Rouge
17a chemin Maison Rouge, 97450 Saint-Louis

Musée des Arts Précieux Paul-Dupuy
13 rue de la Pleau, 31000 Toulouse

Maison Folie Hospice d'Havré
100 rue de Tournai, 59200 Tourcoing

Commissariat général de l’ensemble des expositions :
Yannick Lintz, directrice du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre

Une coproduction Réunion des musées nationaux - Grand Palais et musée du Louvre

20/03/14

Expo Agnès Thurnauer à Nantes : Now when then, de Tintoret à Tuymans, Musée des Beaux-arts de Nantes / Chapelle de l’Oratoire

Agnès Thurnauer : Now when then, de Tintoret à Tuymans 
Musée des Beaux-arts de Nantes / Chapelle de l’Oratoire, Nantes 
Jusqu'au 11 mai 2014 

Alors que le musée des beaux –arts de Nantes est en travaux, il invite AGNES THURNAUER à mettre en oeuvre un dialogue entre ses oeuvres et une sélection de tableaux des collections du musée à la chapelle de l'oratoire. Cette installation d’Agnès Thurnauer au coeur du musée permet de saisir « un des plus grands principes qui structurent son oeuvre : son approche assidue de tous les genres historiques, leurs motifs, leurs formes » (Roderick Mengham). 

En regard des peintures de l’artiste se déploie une galerie de portraits, issus de la collection de peintures du musée des beaux-arts de Nantes. Au début, le portrait d’un jeune enfant, à la fin celui d’un vieil homme : l’accrochage suit l’ordre biologique du déroulement d’un cycle de vie et non l’ordre chronologique classique d’une présentation historique. L’âge du sujet représenté, prime sur la date de la figure peinte. Il s’agit ici de croiser des hommes et des femmes saisis à un moment de leur existence. C’est aussi une rencontre avec la peinture et des artistes dont nous devenons en regardant leurs oeuvres les contemporains. Ce déroulement, cette fresque juxtapose Greuze, Coppi, de Lempicka, Tintoret, Burne-Jones, Ingres, Richter, Tuymans, Hesse, Redon, Picasso et Claude Cahun.

Les oeuvres d’Agnès Thurnauer invitent à faire une lecture nouvelle de l’histoire de l’art. Présentés en séries, ses travaux révèlent ici différentes étapes en même temps que des thématiques récurrentes. Peinture initiale, Big Big/ Bang bang, Biotope, Peinture/modèle, Prédelle, ces ensembles constituent pourtant les chapitres d’une même histoire. Agnès Thurnauer est peintre et parle de l’expérience de la peinture et de ses messages. Dans sa pratique picturale elle organise la confrontation des images et du langage articulé (verbal ?) pour en inventer un autre. Elle se réfère, cite, détourne, transpose des oeuvres historiques (l’Olympia de Manet), des motifs (les ailes), des signes ou des mots. L’histoire de l’art occidental s’est longtemps écrite au masculin, en démontant ses codes Agnès Thurnauer interroge la représentation des femmes dans le monde de l’art : de la femme peinte, sujet du tableau, à la femme artiste, sujet créant.

Pour l’exposition à Nantes, Agnès Thurnauer a réalisé une sculpture –installation : Matrice. Cette sculpture est constituée de moules de lettres en résine blanche, offrant le langage comme un espace de circulation ouvert, à l’opposé de définitions closes. Le regard ainsi peut déambuler dans l’oeuvre, comme il le fait dans les tableaux de l’artiste, y faisant à chaque fois son propre cheminement. Ces matrices comme l’ensemble de l’oeuvre d’Agnès Thurnauer posent la question de la lecture de l’oeuvre et mettent l’accent sur la nature mouvante et toujours renouvelée du regard et de ses interprétations. 

Le catalogue est édité par Fage.

Commissaires : Blandine Chavanne, directrice musée des beaux-arts de Nantes, Alice Fleury, Hélène Retailleau et Catherine Grenier, commissaire associée.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE NANTES / CHAPELLE DE L’ORATOIRE
CHAPELLE DE L’ORATOIRE
Place de l’Oratoire – 44000 Nantes
www.museedesbeauxarts.nantes.fr 

17/03/14

Expo Fernand Léger - Biot & Nantes : Reconstruire le réel

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
Musée national Fernand Léger, Biot, 1er mars - 2 juin 2014 
Musée des Beaux-arts de Nantes, 20 juin - 22 septembre 2014

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
© Affiche Réunion des musées nationaux - Grand Palais, 2014 

Considéré comme un peintre « réaliste » en phase avec les éléments de la vie moderne, Fernand Léger propose, des années 1920 à l’immédiat après Seconde Guerre mondiale, des associations d’objets déroutantes, jouant de ruptures d’échelle, de mises en espace d’objets flottants, de motifs biomorphiques. S’il reste fidèle au « réalisme de conception » qu’il définit comme celui de la ligne, de la forme et de la couleur, Léger semble aussi attentif aux recherches plastiques des Surréalistes. Ami de Man Ray et de Duchamp, il retrouve, lors de son exil aux États-Unis, Masson, Tanguy, Matta, Breton, Ernst et affiche son amitié avec le milieu surréaliste, notamment lors de l’exposition « Artists in Exils » en mars 1942 à la galerie Pierre Matisse de New York.

Un regard approfondi sur l’oeuvre de Fernand Léger permet de dégager de grands axes qui semblent pouvoir être rapprochés de certains préceptes caractéristiques du surréalisme.

Fernand Léger, les contrastes d'objets et la perturbation des rapports d'échelle
Dans l’oeuvre de Fernand Léger, les rapprochements contrastés de formes sont à la base même des recherches engagées par l'artiste mais la confrontation incongrue d’objets devient aussi une modalité courante. L'objet est définitivement libéré de toute contrainte et devient une entité à part entière : parapluie, compas, boîte d’allumettes, trousseau de clefs en éventail, roulement à bille, balustre, machine à écrire, chapeau melon ... sont autant d'éléments qui figurent dans l'iconographie de Fernand Léger et dont le traitement, comme dans la Joconde aux clefs, permet de créer des « contrastes aigus » et des rencontres aléatoires, assez proches finalement de la définition du hasard objectif, chère aux Surréalistes. Ces derniers, rappelons-le, ont fait leur la célèbre phrase de Lautréamont : Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie, (Les Chants de Maldoror) pour en faire une des définitions de leur esthétique.

Fernand Léger et la recherche d'un nouvel espace : objets décontextualisés et objets en apesanteur
Comme les Surréalistes, Fernand Léger est fasciné par « l’art de la vitrine », cet assemblage insolite d’objets rendus libres du fait de leur décontextualisation. Ainsi, l’oeuvre de l'artiste connaît-il une période dite des « objets dans l’espace ». Il semble ainsi évoluer du monumental au sculptural et donne la priorité à une perspective inversée, repérable dans de tourbillonnantes compositions. C'est à une sorte d'oxymore visuel auquel aboutissent alors ses compositions où les objets initialement inertes sont subitement ramenés à la vie par leur mise en mouvement. Si les compositions antérieures faisaient en effet reposer les objets sur des supports (tables, guéridons), tels des ancrages dans le réel, les objets sont désormais dégagés des lois de la gravité : ils sont comme en apesanteur sur des fonds colorés, souvent monochromes, parfois seulement reliés à des cordes, torons, tresses ou autres rubans.

Fernand Léger et le biomorphisme
Souvent intéressés par les sciences du vivant, de nombreux artistes ont, dans cette période, recours à un vocabulaire formel que l'on peut qualifier de biomorphisme. Des artistes comme Arp, Miró, Tanguy ou Dalí ont fait leur ce langage qui fait lien entre le réel et l’imaginaire. Entre 1929 et 1933, Fernand Léger abandonne l'univers mécanique et industriel au profit, à son tour, de formes naturelles, d'essence minérale, végétale ou animale. Il subit l'influence de Jean Painlevé dont le cinéma scientifique élargit la conscience visuelle de l'époque en scrutant le monde microscopique. Léger délaisse le spectacle de la vie moderne pour une approche plus lente du réel. De la série des objets dans l'espace, il garde le fond neutre où flottent ses formes abstraites, souples et molles qui semblent toutes venir du monde organique.

Fernand Léger et les objets décontextualisés
Constituée de dessins austères en noir et blanc qui évoquent la technique de la gravure par leurs jeux d'ombre et de lumière, une étrange série graphique témoigne d'une recherche minutieuse du sujet. Choisis dans le périmètre quotidien de l'artiste, les objets appréhendés (veste, gants, lunettes, compas…) subissent une manière de métamorphose par agrandissement de leurs formes et par soustraction à leur univers habituel. Fruit d’une intense observation du réel, les dessins d’objet se font ainsi support de l’imaginaire et se dotent d'une puissance lyrique entièrement nouvelle.

Ainsi, l'exposition que le musée des beaux-arts de Nantes et le musée national Fernand Léger à Biot présentent cette année, entend explorer les rapports de l'oeuvre de Fernand Léger avec les préceptes d'un mouvement qui, à première vue, semblent lui être bien étrangers. L'exposition « Fernand Léger : reconstruire le réel » se propose de mettre en évidence les similitudes entre des mondes qui semblent très éloignés mais qui, étant contemporains, peuvent tout de même présenter certaines connivences.

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes et le musée des Beaux-arts de Nantes.

Commissaires de l'exposition : Blandine Chavanne, directrice du musée des Beaux-arts de Nantes, Maurice Fréchuret, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes, Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger, Claire Lebossé, conservatrice chargée de l'art moderne au musée des Beaux-arts de Nantes, Nelly Maillard, chargée des collections au musée national Fernand Léger.

FERNAND LEGER. RECONSTRUIRE LE REEL : Catalogue de l'exposition 

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
22 x 29 cm, broché avec rabats, 144 pages, 120 illustrations 
Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2014 

Sommaire :
- Le réel transposé, Maurice Fréchuret
- « Il faut toujours laisser une route libre pour les artistes », Blandine Chavanne
Contrastes d'objets par Claire Lebossé
- La question de l’objet vu du cinéma, Jean-Michel Bouhours
- Léger le démiurge, Thierry Dufrêne
- Le pragmatisme de Léger, Megan Heuer
Objets dans l'espace par Claire Lebossé
- Contrastes d’objets, 1930, Jacqueline Chénieux-Gendron
- La Joconde aux clés, Emmanuelle de l'Ecotais
Biomorphisme par Diana Gay
- Brut et parfait ou l’objet « tout cru », Guitemie Maldonado
- Semence d’étoile, Le cosmos biomorphique de Fernand Léger, Arnauld Pierre
Objets décontextualisés par Diana Gay
- L’imagination matérielle de Fernand Léger, Nicolas Surlapierre
Abécédaire, Petit-répertoire de formes référencées dans l’oeuvre de Fernand Léger par Nelly Maillard
- Biographie par Nelly Maillard
Liste des oeuvres exposées
Bibliographie indicative

Auteurs :
Maurice Fréchuret, Directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Blandine Chavanne, Conservatrice générale du patrimoine, directrice du Musée des Beaux-arts de Nantes
Claire Lebossé, Conservatrice du patrimoine, chargée des collections d’art moderne au musée des Beaux-Arts de Nantes
Jean-Michel Bouhours, Conservateur collections historiques, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
Thierry Dufrêne, Professeur à l’université Paris 10 Ouest Nanterre et à l’Institut national d’histoire de l’art
Megan Heuer, Historienne d’art
Jacqueline Chénieux-Gendron, Directrice de recherche CNRS émérite et membre du comité André Breton
Emmanuelle de l’Ecotais, Chargée des collections photographiques au Musée d’art moderne de la ville de Paris
Diana Gay, Conservatrice du patrimoine au musée national Fernand Léger
Guitemie Maldonado, Professeur d'Histoire de l'art à l'École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris
Nicolas Surlapierre, Directeur des musées de Belfort
Nelly Maillard, Chargée des collections au musée national Fernand Léger

Musée national Fernand Léger
Chemin du Val de Pôme - 06410 Biot
Site internet : www.musee-fernandleger.fr

Musée des Beaux-arts de Nantes
Chapelle de l'Oratoire, Place de l'Oratoire - 44000 Nantes
Site internet : www.museedesbeauxarts.nantes.fr

01/09/10

Un point de vue sur la photographie contemporaine en Europe de l’Est - Musée des Beaux-arts de Nantes

Un point de vue sur la photographie contemporaine en Europe de l’Est  
La collection de la Société Générale 
Musée des Beaux-arts de Nantes 
Jusqu'au 12 septembre 2010 

Le musée des Beaux-arts de Nantes présente un choix de photographies provenant de la collection de la Société Générale. Cette sélection transnationale montre la diversité et le dynamisme de la scène artistique d’Europe de l’est (Slovaquie, Serbie, Hongrie, Slovénie, etc.) en proposant les œuvres de sept artistes, qui témoignent d’une vision polyphonique de l'art au sein d'un seul médium, la photographie : Erik Binder, Danica Dakic, Dominika Horakova, Panos Kokkinias, Gabor Ösz, Klavdij Sluban, Matej Andraz Vogrincic. Bien que les travaux de ces artistes réunis ici ne puissent se résumer à un vocable unique, leurs sujets de prédilection sont liés à des préoccupations communes : l'histoire, la mémoire, le jeu sur les codes de la représentation, la relecture des avant-gardes ou plus largement celle de l'histoire de l'art. 

Le musée des Beaux-arts de Nantes conserve dans ses collections plusieurs œuvres d'artistes contemporains originaires d'Europe de l'Est comme Marina Abramovic, Jana Sterbak ou Anri Sala. Quelques-unes de ces œuvres sont présentées en contrepoint de l’exposition. 
  
Artistes exposés

Erik BINDER
Né en 1974 à Bratislava (Slovaquie) 
Vit et travaille à Bratislava 

Expositions personnelles (sélection) : 
2004 : Go and Kill it!, Galerie & Projekte Mathias Kampl, Berlin, Allemagne. 
2004 : Kunst-fu Featuring Zden SPACE, Gallery Priestor for Contemporary Arts, Bratislava, Slovaquie. 
2003 : Superstart /with Kamera skura/, Czechoslovak Pavilion, La Biennale de Venise, Italie. 
2001 : Youth Forbidden, Gallery of Emil Filla, Ústí n. Labem, République Tchèque. 
2001 : Windows of Space Wide Open, Gallery Priestor for Contemporary Arts, Bratislava, Slovaquie. 

Expositions collectives (sélection) :  
2008 : Micro-narratives Tentation des petites réalités, Musée d'art moderne, Saint-Etienne, France. 
2004 : Challenge, GJK/Synagogue, Trnava, Slovaquie. 
2004 : EU Positive, Akademie der Kunst, Berlin, Allemagne. 
2003 : Stadt in Sicht - Neue Kunst aus Bratislava, Kunstlerhaus, Vienne, Autriche. 
2001 : Oskar Čepán Art Prize, City Gallery Bratislava, Slovaquie. 
   
Danica DAKIC  
Née en 1962 à Sarajevo (Bosnie) 
Vit et travaille entre Sarajevo et Düsseldorf (Allemagne) 

Expositions personnelles (sélection) : 
2009 : Danica Dakic, Kunsthalle Düsseldorf, Allemagne. 
2008 : Triptychon, Mala Galerija, Museum of Modern Art Ljubljana, Slovénie. 

Expositions collectives (sélection) :  
2010-2011 : Isole Mai Trovate : Islands Never Found, Palazzo Ducale, Gènes Italie; State Museum of Contemporary Art, Thessaloniki, Grèce; Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole, France. 
2009 : El Dorado. Ueber Das Versprechen Der Menschenrechte, Kunsthalle Nürnberg, Allemagne. 

Dominika HORAKOVA 
Née en 1974 à Bratislava (Slovaquie) 
Vit et travaille entre Bratislava et Prague (République Tchèque) 

Expositions personnelles (sélection) : 
2002 : Can You Show me What Do You Have In Your Bag, Open Gallery, Bratislava, Slovaquie. 
2000 : 25 Hours at Day, Prague, République Tchèque. 
2000 : Clinically Tested, Linhart Foundation, Prague, République Tchèque. 

Expositions collectives (sélection) :  
2008 : Micro-narratives Tentation des petites réalités, Musée d'art moderne, Saint-Etienne, France. 
2007 : Central europe Revisited I, Sala Terrena, Eisenstadt, Autriche. 

Panos KOKKINIAS 
Né en 1965 à Athènes (Grèce) 
Vit et travaille à Athènes 

Expositions personnelles (sélection) : 
2007 : Galerie Xippas, Paris et Athènes
2006 : Findings, Artissima 13, Turin, Italie.  

Expositions collectives (sélection) :  
2009 : Realities and Plausibilities. Re-enacting Realism in Contemporary Photographic Art, Galerie Xippas, Athènes, Grèce. 
2009 : Auto. Sueno y Materia, Laboral, exposition itinérante: Centro de Arte y Creacion Industrial, Gijon & Centro de Arte Dos de Mayo, Madrid, Espagne. 
2007 : The Athens effect : l’image photographique dans l’art contemporain, Maison Européenne de la Photographie, Paris, France. 

Gabor OSZ 
Né en 1962 à Dunaujvaros (Hongrie) 
Vit et travaille à Amsterdam (Hollande) 

Expositions personnelles (sélection) : 
2009 : Echoes Worlds End Contemporary, Londres, Grande-Bretagne. 
2009 : Colors of Black and White : From Pigment to Light, Galerie Loevenbruck, Paris, France. 
2006 : Gabor Osz, Gallery van der Grinten, Cologne, Allemagne. 

Expositions collectives (sélection) : 
2008 : Nature as Artifice  - New Dutch Landscape in Photography and Video Art, Kröller-Möller Museum, Otterlo, Pays-Bas. 
2005 : L'invention du paysage, Musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier, Lons-le-Saunier, France. 
2005 : Contemporary Dutch Photography, Kumho Museum of Art, Séoul, Corée du Sud. 

Klavdij SLUBAN 
Né en 1963 à Paris (France) 
Vit et travaille à Paris 

Expositions personnelles (sélection) :  
2006 : Musée des Beaux-arts de Canton, Chine. 
2003 : Musée d'Art Moderne, Ljubljana, Slovénie. 

Expositions collectives (sélection) :  
2003 : Image et Paysage, 16 photographes français, Jakarta, Indonésie. 
2003 : Festival International de Skopelos, Centre de la Photographie, Grèce.  
1998 : K. Sluban et les jeunes détenus de Fleury-Mérogis : les lieux d'un piège. Maison Européenne de la Photographie, Paris, France. 
1994 : D' Est en Ouest, Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris, Fance. 

Matej Andraz VOGRINCIC 
Né en 1970 à Ljubljana (Slovénie) 
Vit et travaille à Ljubljana 

Expositions personnelles (sélection) :  
2003 : Moon Plain, Museum of Modern Art, Ljubljana, Slovenie. 
2002 : Moon Plain, SOFA Gallery, Christchurch, Nouvelle Zélande. 

Expositions collectives (sélection) :  
2005 : Slovene Art 1995-2005: Territories, Identities, Nets, Museum of Modern Art, Ljubljana, Slovenie. 
2005 : The First Line, 26th Biennale of Graphic Arts, Ljubljana, Slovenie. 
2004 : Slovene Art 1985–1995, Museum of Modern Art, Ljubljana, Slovenie. 

Le catalogue de l'exposition est publié chez Burozoïque 

Musée des Beaux-arts de Nantes
Salles d’art contemporain
18 juin - 12 septembre 2010

20/04/10

Wifredo Lam au Musée des Beaux-arts de Nantes

Wifredo Lam (1902-1982) : Voyages entre Caraïbes et avant-gardes
Musée des Beaux-arts de Nantes

29 avril - 29 août 2010

Le musée des Beaux-arts de Nantes présente la première grande rétrospective de Wifredo Lam en France depuis celle organisée en 1983 au musée d’art moderne de la Ville de Paris, après la mort du peintre. Cette exposition présente l’ensemble du parcours de Wifredo Lam : les grandes périodes de sa création ainsi que les différentes techniques qu’il a pratiquées : peintures, illustrations, dessins et céramiques. Une soixantaine d’oeuvres issues de collections privées et publiques européennes sont pour l’occasion rassemblées. Cette exposition est réalisée avec le concours du fils de l’artiste, Eskil Lam.

Né à Sagua la Grande sur l’île de Cuba, d’un père chinois et d’une mère d’ascendance africano-hispanique, Wifredo Lam a fait de son métissage culturel la ligne directrice d’une oeuvre originale et très personnelle. Originaire de Cuba, carrefour de quatre mondes : l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. Wifredo Lam fait en Europe des rencontres décisives. C’est à Barcelone en 1928, où il est venu poursuivre des études artistiques, commencées à La Havane, qu’il voit pour la première fois des sculptures africaines. En Espagne également, il découvre le patrimoine européen Bosch, Brueghel l’ancien, Le Greco. En France il noue des relations fortes avec la création contemporaine, Picasso, les surréalistes. Ses rencontres avec les poètes André Breton mais surtout avec Aimé Césaire, chantre de la négritude, le révèleront à ses origines africaines qui l’inspirèrent tout au long de sa carrière.

Ses tableaux peuplés de créatures hybrides, envahis d’enchevêtrements végétaux, de déesses, de femmes –cheval portent des titres évocateurs de divinités afro-cubaines : Ana mu, Malembo, Elegua… Ailleurs hommes et forêt tropicale se confondent dans d’étranges paysages Jungle (1942-44), Lumière de la forêt, 1942. Plus tard des déformations animales et humaines rappelleront la douleur des deuils personnels et la violence des évènements vécus en Espagne notamment. Mais au-delà Wifredo Lam convoque des réminiscences parfois enfouies, comme un patrimoine archaïque.

Sans doute les figures violentes et tragiques, ou encore les signes, les thèmes récurrents dont la maternité que Wifredo Lam met en scène, ont-ils été inspirés par l’art océanien ou sont-ils issus de quelque bestiaire rituel haïtien ou encore de la Cabale. De même il est évident que les surréalistes qui découvrent l’art dit primitif et explorent de nouvelles pratiques d’introspection, comme sa proximité avec Picasso ont joué des rôles importants dans l’élaboration de ses oeuvres. Cependant la force de Wifredo Lam est d’intégrer et créer tel un alchimiste doublé d’un passeur, un nouveau langage pictural, riche de plusieurs héritages et affranchi de ses antécédents.

De Composition1 (1930) à Personnage à la main (1975) : l’exposition avec quelque soixante oeuvres montre le parcours de ce peintre poète. De manière chronologique sera montrée une large sélection d’oeuvres : des premiers travaux assez académiques, des illustrations d’ouvrages de ses amis poètes, des toiles de la très productive période des années 40, de céramiques qu’il réalise à partir des années 50. Cette exposition permettra de découvrir avec un nouveau regard la carrière de Wifredo Lam, d’affirmer sa contribution unique à l’histoire de l’art du XXe. Il fut en effet un des initiateurs, avant le déferlement de la mondialisation de l’interculturalité, du tissage-métissage artistique.

Le catalogue de l’exposition est publié chez Fage. Il rassemble des textes de Catherine David, Anne Tronche, Blandine Chavanne

Commissariat de l'exposition:
Anne Tronche, Inspecteur général honoraire à la Délégation aux arts plastiques
Blandine Chavanne, Directrice du musée des Beaux-arts de Nantes

Musée des Beaux-arts de Nantes
10 rue Georges-Clemenceau - Nantes
www.mairie-nantes.fr

16/12/09

Galerie Arts Mel’ - Nantes

Rubrique Lieux d’exposition > Galerie d’art > France > Nantes

GALERIE ARTS MEL’

4, rue Jean Jaurès 44000 NANTES

Direction : Alexandra CHIPAN

02 51 72 11 15

artsmel [ at ] gmail.com

www.artsmel.com

Le site internet de la galerie Arts Mel' vous informe sur les expositions à venir et passées. Vous pouvez y voir des oeuvres des artistes. Le site est également doté d'un Art Shop, une galerie de vente d'oeuvres en ligne, où vous pouvez voir les oeuvres en vente avec indication de la dimension, du prix, de la technique utilisée et même payer en ligne de façon sécurisée via Paypal. La vente en ligne est assez récente et sera peut être davantage développée à l'avenir (le nombre d'oeuvres disponibles reste, pour l'instant, relativement limité). Le site permet également l’accès au blog de la galerie Arts Mel’

Comme son nom l'indique (Mel'...ange), cette jeune galerie, qui a commencé à exposer à Nantes fin 2006, est ouverte à différentes formes d'expression artistique. Cependant, comme vous pouvez le voir dans la liste des expositions passées, la très grande majorité est consacrée à la peinture... mais avec des oeuvres contemporaines de styles, d’inspiration et aux techniques extrêmement variées. Toutefois, outre la calligraphie traditionnelle chinoise (qui reste dans la famille de la peinture mais qui agrandie encore la palette des styles exposés), la galerie Arts Mel' a exposé des oeuvres en céramique de Sophie Esquenazi. Et deux expositions de photographies ont eu lieu dans cette jeune galerie nantaise.

© Galerie Arts Mel’ et artistes cités

© Galerie Arts Mel’ – Carton d’invitation à l’exposition pour le 3ème anniversaire de la galerie. Oeuvres représentées © Elie Ménard (haut - gauche) © Luis Carlos Acevedo (haut - centre) © Gautier Pitré (droite) © Tuel Le Guillerm (Peinture Pop Art)

Exposition actuelle, du 5 au 31 janvier 2010, Oeuvres de : Gautier Pitré Wenjue ZHUANG Ghislaine Ferreira Luis Carlos Acevedo Lionel Pirault

Voici la liste des expositions passées organisées par la galerie Arts Mel’ :

Exposition de peintures « Mixitude » Wenjue Zhuang (calligraphie traditionnelle chinoise) Ghislaine Ferreira Luis Carlos Acevedo 20 novembre - 31 décembre 2009

Participation au Festival Tissé Métisse le 12 novembre 2009.

Exposition anniversaire (3 ans) Avec les différents artistes de la galerie 1er octobre - 19 novembre 2009

Exposition de peintures Elie Ménard 1er juillet - 30 septembre 2009

Exposition de peintures Edith Verdickt 15 juin - 31 août 2009

Exposition de peintures Luis Carlos Acevedo Du 12 mai au 30 juin 2009

Exposition de sculptures en céramique de Sophie Ezquenazi 1er mars - 30 avril 2009

Exposition de peintures Sylvie Legendre 1er mars - 30 avril 2009

Exposition de peintures Marienne Julie 1er mars au 30 avril 2009

Les Marchés Mobiles / Abricadabroc 21 - 22 mars 2009

Exposition de peintures Tual Le Guillerm 16 décembre - 15 janvier 2009

Exposition de peintures « Icône temporelle » Laurence « LOL » Le Claire 10 novembre - 11 décembre 2008

Exposition de peintures Carlos Dominguez 17 octobre - 3 novembre 2008

Exposition de peintures « Portraits » Yves Gaudin 15 septembre - 15 octobre 2008

Exposition de peintures Gautier Pitré 15 juillet - 14 septembre 2008

Exposition de peintures « Née en 68 » Sylvie Colin Frédérique Callu 5 juin - 5 juillet 2008

Exposition de peintures « Présence Africaine » Obidie Irié Tanoh François Andrault 8 mai - 3 juin 2008

Exposition de peintures Doreen Le Marinel Denis Gautier 8 avril - 6 mai 2008

Exposition de peintures Cyril Goury-Laffont 8 avril - 6 mai 2008

Exposition de peintures Jimmy Duvauchelle 5 février - 7 avril 2008

Exposition de peintures Isabelle Lamour 5 décembre 2007 - 31 janvier 2008

Exposition de peintures « Nature Vivante » Armen Saakyan 20 octobre - 3 décembre 2007

Exposition de peintures « Urbanité » Estelle Verner Laetitia Lesafre 14 septembre - 16 octobre 2007

Exposition de peintures Fleur Claireux 2 juillet - 31 août 2007

Exposition de peintures Jean-Baptiste Célestin : 2 - 27 juin 2007

Exposition de photographies « Une invitation au voyage : Les Caraïbes » Lucien Coutil 2 - 27 mai 2007

Exposition de photographies « Les inédits de Cuba ou Cuba revisitée» : Robert To 10 - 30 avril 2007

Exposition de peintures Armen Saakyan 17 mars - 10 avril 2007

Exposition de peinture « Amba Soley La » Bruno Bourdet 5 - 16 mars 2007

Exposition de peintures « Mél’ange et Ronaces » Laure Houzé 4 février - 4 mars 2007

Exposition de peinture « Obuntu » Estelle Verner Patrick Nupert 5 janvier - 3 février 2007

Exposition de peintures « D’ici et d’ailleurs » Doreen Le Marinel Roselyne Gicquiaud-Bouchet 27 novembre 2006 - 5 janvier 2007

Exposition de peintures « Une invitation au voyage » Marie Toravel Jean-François Glabik 16 octobre 2006 - 25 novembre 2007 Updated 01-2010